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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 21:39

Après en avoir fait le tour en hélicoptère en 2006, son sommet en alpinisme en 2009 et son tour intégral en trek en 2015 (TMB), c'est son marathon que j’ai couru  le dimanche 25 juin : le Marathon du MONT-BLANC avec ses 42 km, ses 2700 m de dénivelée positive et 1700 m de dénivelée négative.

Samedi 24 juin, veille de la course, direction Chamonix avec ma plus fidèle supportrice, ma femme Isabelle mais également avec mon fils Quentin et sa copine Emilie qui viennent passer ce week-end « sportif » avec nous. Après un pique-nique très « ventilé » à proximité du barrage d’Emosson et quelques photos, nous redescendons sur Chamonix pour la récupération du dossard.

Photos depuis barrage et Lac d'Emosson
Photos depuis barrage et Lac d'Emosson
Photos depuis barrage et Lac d'Emosson

Photos depuis barrage et Lac d'Emosson

Passage au salon du marathon où Kilian est partout !

Passage au salon du marathon où Kilian est partout !

Sésame en poche, nous jouons aux touristes  comme la plupart des trailers je pense, en déambulant dans les rues très animées de Chamonix où se mêlent touristes et trailers en tous genres, entre ceux qui ont déjà couru la veille (80 km, kilomètre vertical), ceux qui couraient le jour de notre arrivée (23 km) et bien sûr ceux de dimanche (marathon). Puis direction notre hôtel à St Gervais, ceux de Chamonix étant complets en plus d’être hors de prix pour ce week-end…Le traditionnel plat de pâtes a été pris dans un restaurant aux Houches car à St Gervais, les pâtes, ils ne font pas, c’est pizzas ou plats traditionnels savoyards ! Je ne suis pas confiant sur la météo, mes craintes se confirment en pleine nuit où un orage me réveille et me fait craindre le pire pour le lendemain…Réveil à 5h, une bonne part de gâteau énergétique et nous voilà partis pour Chamonix, le temps est très couvert mais sans pluie. Photos d’usage avant le départ devant le portique « Marathon du Mont-Blanc » puis après une attente de 15 minutes dans le peloton, une bonne vieille musique d’AC/DC nous libère dans une ambiance de folie !

Avec ma femme Isabelle avant le départ...

Avec ma femme Isabelle avant le départ...

Des gens de chaque côté sur des centaines de mètres pour nous encourager, le top ! Bon j’ai raté mes supporters au départ, et eux aussi d’ailleurs ( !), ils doivent me retrouver au col des Montets donc je rentre dans ma course et me concentre sur mon allure…Montée douce au départ puis la pente augmente progressivement jusqu’au col des Montets. Le temps se dégrade, le plafond  est de plus en plus bas…J’arrive au col et je vois mes 3 supporters qui m’encouragent, ça fait du bien de voir ses proches !  Quelques photos à la volée et puis je file direction Vallorcine, bonne descente qui fait du bien mais voilà, le plaisir est de courte durée, la pluie s’invite sur la course, et pas une petite pluie fine !

Au col des Montets, tout sourire !

Au col des Montets, tout sourire !

Un bonne grosse pluie bien froide qui certes nous rafraichit mais qui finit pas nous tremper et nous glacer…Passage à Vallorcine, toujours sous une pluie battante, surprise, mon fils m’attend pour m’encourager et fait même quelques hectomètres avec moi, les choses sérieuses commencent après Vallorcine lorsque l’on attaque la très longue montée  qui va nous mener jusqu’au col et Aiguillette des Posettes.

Début de la montée vers le col des Posettes sous une pluie battante ...

Début de la montée vers le col des Posettes sous une pluie battante ...

Le sentier est une rivière tant la pluie est battante, elle cesse finalement pour faire place à du brouillard (nous sommes plutôt dans les nuages je pense) et le vent se lève aussi. Donc nous sommes trempés, il fait froid et nous ne voyons absolument rien coté paysage, quel pied ! J’hésite à sortir le coupe-vent et  buff comme beaucoup le font mais je reste finalement en tee-shirt, je me dis que je vais « chauffer » sur cette montée de 1000 m de dénivelée…On finit par arriver au col puis nous effectuons une portion de bosses et petites descentes dans un brouillard tellement dense que je me demande parfois si je suis toujours dans la bonne direction, on ne voit rien à plus de 20 m ! Puis descente vers Tré-le-Champ, terrible car le sol et donc les rochers et autres racines d’arbres sont détrempés, je suis prudent, trop peut-être par rapport à certains qui dévalent  les pentes à une allure impressionnante, les 3 féminines que j’avais doublé pendant l’ascension me déposent littéralement ainsi qu’une bonne dizaine d’autres coureurs, j’enrage ! La descente est interminable, comme d’habitude pour moi, j’arrive finalement à Trè-le-Champ où je retrouve la « civilisation » après avoir été dans le brouillard depuis une bonne heure ½… Il faut relancer la machine et c’est difficile mais pour tous les autres coureurs aussi, rassurant ! On retrouve aussi tous les supporters (pas les miens qui ont filé à l’arrivée), et avec le prénom sur le dossard, c’est toujours agréable d’être encouragé par des « inconnus » qui crient votre prénom. Pour basculer sur le massif des Aiguilles Rouges et donc traverser la route, passage sur un pont métallique monté pour l’occasion : une dizaine de marche à monter puis autant pour descendre, original mais pas forcément agréable pour les mollets déjà durcis par ces 30 premiers kilomètres…D’autant plus que nous attaquons une nouvelle montée de 350 m de dénivelée et le rythme a bien baissé, le côté positif est la disparition du brouillard, il y a même quelques rayons de soleil mais toujours pas de visu sur les montagnes…Nouvelle descente (la dernière !) qui fait mal également même si elle ne fait « que » 250 m de dénivelée négative…je me fais à nouveau doubler par ceux que j’avais dépassé à la montée…Il reste 10 km et…600 m de montée, on commence tous à être « dans le dur » mais il faut avancer…Je me remet à doubler des coureurs dans le début de la montée, certains sont encore plus mal que moi, je m’efforce de bien boire et manger car il fait chaud désormais, heureusement que nous évoluons en sous-bois. L’arrivée à la Flégère est déjà une victoire mais quand je demande à boire, ils me demandent mon gobelet (normal), j’ai tellement pas envie de le sortir du sac pour ne pas m’arrêter (risque de crampes..) que je repars aussitôt en me disant que j’ai encore de l’eau dans mon camelback (3 litres) sans même prendre un quelconque ravitaillement au final ! Il est de plus en plus difficile de courir et la moindre pente est prétexte à marcher mais je relance dès que la pente diminue, ce qui n’est pas le cas d’autres coureurs que je double dès que je recommence à courir. Les kilomètres défilent, la portion de plat fait du bien avant d’attaquer la montée finale, même si c’est souvent des traversées de pierriers avec des appuis délicats. Au loin, je finis par apercevoir cette fameuse dernière montée qui nous mène à l’arrivée à Plampraz, elle ne fait « que » 200 m de dénivelée mais après 40 km et 2500 m de montée cumulée, il va falloir un bon moral et de bonnes jambes ! Je ne suis pas le plus mal en point même si j’ai l’impression de me trainer, je double encore des coureurs, bon signe ! Arrivée au sommet, dernier virage, une descente, je me dis que c’est fini, mai non,…il reste un ultime « raidillon » pour passer la ligne d’arrivée, mes fidèles supporters hurlent en me voyant, j’accélère en les entendant et je finis en trombe sur cette ultime montée, passage de la ligne après 5h24’55’’ de course…FINISHER !

Passage devant mes supporters juste avant l'arrivée, il reste un dernier raidillon !!
Passage devant mes supporters juste avant l'arrivée, il reste un dernier raidillon !!

Passage devant mes supporters juste avant l'arrivée, il reste un dernier raidillon !!

Je suis chaleureusement félicité par ma femme, mon fils et sa copine. Mon fils qui a l’œil sur les classements « live » m’apprend que je suis 2° Master 2 (ex VH2), le premier  de ma catégorie étant à moins de 2 minutes devant moi…Sans regrets, j’ai tout donné et je termine 84°/2091 scratch ! Gros ravitaillement, nombreuses photos au sommet où j’ai de la chance de trouver un super panorama du Mont-Blanc, juste en face de nous, on profite de cette « fenêtre » pour des photos devant ce décor somptueux, que j’aurais eu le temps d’apprécier seulement  à la fin de cette course, un sentiment de frustation, dommage…

Finisher !  Le Mont-Blanc s'est laissé entrevoir lors de mon arrivée...Consolation !
Finisher !  Le Mont-Blanc s'est laissé entrevoir lors de mon arrivée...Consolation !

Finisher ! Le Mont-Blanc s'est laissé entrevoir lors de mon arrivée...Consolation !

Puis il faut redescendre dans la vallée, à la sortie de la télécabine, nous avons l’agréable surprise de trouver Kilian Jornet qui se prête au jeu des autographes et séance photo avec un « admirateur » qui possède toute la panoplie vestimentaire à l’effigie de son idole ! Je me dis qu’il serait bien d’obtenir un autographe de cet « extra-terrestre » du trail, je m’approche et  lui demande une signature sur mon dossard, il accepte très simplement, je le félicite pour sa victoire sur ce marathon, même s’il a dû puiser dans ses ressources pour le gagner…J’ai donc une griffe de cet homme « hors norme » qui a gravi les plus hauts sommets de tous les continents en battant tous les records existants, même l’Everest qu’il avait gravi 2 fois en 1 semaine 1 mois ½ avant cette course !! La course à pied est un des rares sports où l’on peut s’aligner avec les meilleurs au monde sur une même épreuve…

Kilian Jornet qui vient de me signer mon dossard...Lui, l'extraterrestre du trail qui se fait 1 aller retour au Mont Blanc depuis Chamonix en 5 h en guise d'entrainement...Et qui possède tous les records de courses  qu'il a courues !

Kilian Jornet qui vient de me signer mon dossard...Lui, l'extraterrestre du trail qui se fait 1 aller retour au Mont Blanc depuis Chamonix en 5 h en guise d'entrainement...Et qui possède tous les records de courses qu'il a courues !

Puis, après une douche toujours réparatrice, repas à la halle des sports où boissons et nourriture étaient servis à volonté, repas froid certes mais très bien organisé. Il est déjà 15h30, on file vers la place centrale où nous attendons patiemment la remise des récompenses. Après celle des courses précédentes (course jeune et duo « étoilé ») c’est la remise des prix pour le marathon où la star Kilian sera acclamée comme il se doit, il y a seulement 3 français dans les 10 premiers, 57 nations différentes présentes sur  ce marathon ! Je monte sur le podium avec mon homologue féminin, pas peu fier de cette position « inespérée » au départ. Prise de photos pour l’occasion, puis avant de repartir, nouvelle balade dans Chamonix avec dégustation de glaces pour ultime récompense, place à la récup !

Podium Master 2 du Marathon, je suis sur la 2° marche !

Podium Master 2 du Marathon, je suis sur la 2° marche !

 Pour mon premier trail dans ce massif, coup de maitre ! Ce ne sera sans doute pas le dernier, à suivre ces prochaines années...

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 22:31

Ci-dessous l'article que j'ai écrit pour le journal local de mon village "Clin d'oeil" en mai 2017, au sujet de mon 20° marathon à La Rochelle en novembre 2016, l'occasion pour moi de revenir sur ces 20 marathons courus en 20 ans justement !!!

Article paru dans le Clin d'oeil, journal local de Montrevel et Doissin (38 - Isère)

Article paru dans le Clin d'oeil, journal local de Montrevel et Doissin (38 - Isère)

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:19
Trail "Pralo vue du ciel"  /  Avec ma fille Jessica à Villeurbanne /   Marathon de la Rochelle
Trail "Pralo vue du ciel"  /  Avec ma fille Jessica à Villeurbanne /   Marathon de la Rochelle
Trail "Pralo vue du ciel"  /  Avec ma fille Jessica à Villeurbanne /   Marathon de la Rochelle

Trail "Pralo vue du ciel" / Avec ma fille Jessica à Villeurbanne / Marathon de la Rochelle

En sortant d'une opération du ménisque fin octobre 2015, il en a fallu de la patience, beaucoup de patience avant de trottiner, courir à une allure correcte puis enchaîner les séances...Le doute a laissé place à l'espoir puis au plaisir de pouvoir enfin courir sans douleur  ! Et les efforts ont payé...

Bilan :  16 courses (5 trails – 4 courses nature – 7 courses sur route) : 2 podiums scratch, 14 podiums V2 (dont 7 à la première place), quel bonheur ! 

          Nombre de km parcourus sur l’année : 2223 km

 

RECAPITULATIF DES COURSES DE L'ANNEE 2016

Lieu

Date

Distance (km)

Temps

Classt scratch

Classt vétéran 2

Remarques

Décines (69)

28/02/16

11.1

42’13’’

8°/297

 

Villeurbanne (69)

20/03/16

10

36’02’’

127/1222

Qualif Champ de France

Bourgoin-Jallieu

03/04/16

10

36’25’’

14°/265

Qualif Champ de France

Annecy (74)

17/04/16

21.1

1h19’03’’

68°/3679

Qualif Champ de France

St Germain la Chambotte (73)

08/05/16

14.8

1h08’15’’

3°/161

Trail la Chambottine – 570 m D+

Chateauvillain

22/05/216

19.2

1h17’25’’

2°/60

Cross des TF – 355 m D+

Piegros-la-Clastre (26)

12/06/16

25.3

2h21’45’’

8°/160

Trail des balcons de la Drôme

1290 m D+

St Alban de Roche

19/06/16

17

1h10’

4°/120

La St Albannaise – 385 m D+

Pralognan la Vanoise (73)

03/07/16

28.4

3h24’18’’

10°/332

Trail Pralo vue du ciel – 1860 m D+

Corrençon en Vercors

14/07/16

12.7

57’41’’

6°/91

Trail La fleur du Roy– 430 m D+

Courchevel (73)

07/08/16

30.9

3h42’12’’

10°/181

X- Trail – 1825 m D+

Roche

25/09/16

18.6

1h14’59’’

5°/283

1° des vétérans

Montbonnot

01/10/16

8.3

29’24

6°/90

1° des vétérans

Tullins

23/10/16

21.1

1h26’03’’

21°/220

Qualif Champ de France (malgré fièvre et diarrhée la veille !)

La Rochelle (17)

27/11/16

42.195

2h44’54’’

59°/5576

6°/1054

Qualif Champ de France

St Romain en Gal

11/12/16

14

51’

5°/310

Cross de l’île Barlet

 

 

 

 

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 19:29

10 ans après mon 10 ° marathon déjà à La Rochelle (coïncidence involontaire !!), j'attendais ce 20° marathon avec impatience...Pour 2 raisons essentielles : la première, parce que  je n'avais pas recouru  un marathon depuis mon opération du ménisque fin 2015 et la 2°  pour prendre une "revanche" sur ce marathon où j'avais "galéré grave" en 2006 à cause d'une gastro les jours précédents la course !

Plan d'entrainement sur 8 semaines à raison de 60/70 km par semaine, bien passé, sans blessure musculaire, ce qui était souvent le cas ces dernières années...un pur bonheur de pouvoir boucler ce plan sans coupure à cause de ce type de blessure...

J'avais tenté de rassembler des coureurs de mon club pour cet événement mais comme personne n'était intéressé, c'est avec ma plus fidèle supportrice que je suis parti faire ce marathon, ma petite femme ! 

Nous voilà donc partis pour ce long voyage de 700 km le vendredi soir afin de le répartir sur 2 jours : la moité du trajet le vendredi soir jusqu'à Montluçon (arrivée à 22h30)  et la 2° moitié de Montluçon à La Rochelle le samedi. Après la récupération du dossard à l'Espace Encan où bon nombre d'exposants de chaussures, équipements, événements sportifs, aliments étaient présents dans ce temple de la course à pied pour l'occasion, nous nous dirigeons à notre hôtel pour nous reposer un peu avant le dîner. Non loin de La Rochelle, l'hôtel est situé a environ 6 km du lieu de départ, à  Aytré où nous avons trouvé un restaurant Italien, parfait pour manger des pâtes !! Mais voilà,  il faudra que je mange 2 assiettes de pâtes pour être "à peine rassasié !" 

Nuit courte, comme d'habitude une veille de marathon, coté météo, cela s'annonce plutôt bien, certes un peu froid le matin (5°C), soleil annoncé pour la journée mais avec du vent, et ça c'est pas une bonne nouvelle...

Manches longues de rigueur sous le débardeur avec le tour de tête pour protéger les oreilles de ce froid qui pique tout de même à cause du vent, 

Pause photo devant l'affiche officielle du marathon, puis, après l'échauffement de rigueur, dernière photo avant le départ...
Pause photo devant l'affiche officielle du marathon, puis, après l'échauffement de rigueur, dernière photo avant le départ...
Pause photo devant l'affiche officielle du marathon, puis, après l'échauffement de rigueur, dernière photo avant le départ...

Pause photo devant l'affiche officielle du marathon, puis, après l'échauffement de rigueur, dernière photo avant le départ...

Particularité française unique, le départ se situe à 2 endroits différents :  un premier départ en face de l'espace Encan (quai Louis Prunier), réservé aux féminines et aux V2,V3,V4,V5 hommes, mon lieu de départ donc. L'autre départ se situe lui, quai Maubec, il est réservé à tous les espoirs, seniors et vétérans hommes. Ayant réussi à obtenir un dossard élite, je me retrouve sur la ligne de départ en compagnie des meilleures féminines, aux cotés de 2 "petites" kenyanes qui finiront forcément devant moi ! 

Top départ, nous sommes 6800 à courir le marathon, coté allure, mon objectif est fixé entre 3'55 et 4'/km, ce qui donne au final entre 2h45 et 2h49. Comme je le redoutais, mon 1° kilo est trop rapide (3'50), c'est l'euphorie du départ ! 

Passage devant ma petite femme 800 m après le départ, tout sourire !

Passage devant ma petite femme 800 m après le départ, tout sourire !

Les kilomètres défilent rapidement, je me retrouve avec un groupe de 8 coureurs dont 2 féminines, mais ce sont les 4° et 5° car nos 2 kenyanes ont déjà pris le large ! La 3° est légèrement devant, c'est la championne de France de Marathon, Corinne Herbreteau.

Je passe le semi-marathon en 1h21'36,en avance de 1' sur mes meilleures prévisions, je suis bien même si le vent nous a gêné à certains endroits du parcours lors de ce 1° tour...Le 2° tour risque d'être plus dur à gérer, d'autant plus que le vent s'est renforcé et notre groupe commence à se "disloquer" au fil des  kilomètres ! Passage au 30° kilo en 1h56'53 et je prononce ma phrase habituelle à haute voix, comme pour m'encourager : "C'est maintenant que la course commence" ! Car il faut savoir que le marathon c'est 30 km  "d'échauffement" et 12km de course contre soi même (physique et psychologique), sans compter les éléments extérieurs...Et les éléments extérieurs ont décidé de jouer leur rôle déstabilisateur, le vent s'est bien renforcé comme pour augmenter encore la difficulté du fatidique passage du "mur" que tout marathonien redoute ! Je commence à ralentir, à cause du vent certes (car le groupe s'est réduit à 4 coureurs désormais !) mais aussi à cause de la fatigue. J'enchaîne certains kilos à plus de 4'/km, j'ai encore e l'avance sur mon objectif mais si je reste à cette allure, cette avance va fondre très rapidement, je décide alors d'accélérer en risquant de perdre mes compagnons de course et me retrouver seul face au vent....J'ai "franchi le mur" sans trop de problème mais il reste encore 7 km à parcourir et je suis seul désormais, face à moi-même et surtout face au vent !! Je suis revenu dans mes temps objectifs mais je dois maintenant puiser dans mes ressources morales...Je commence à "ramasser" des coureurs, terme utilisé pour désigner le passage de coureurs qui n'avancent plus, et qui vont avoir du mal à terminer ! C'est cruel, mais c'est la loi du marathon, partir trop vite peut coûter très cher par la suite...J'étais 95° au semi marathon, je termine 59° ce qui signifie que j'ai doublé 35 coureurs pendant le 2 °semi ! J'ai même très bien terminé car le dernier kilo a été couru en 3'50...

Juste avant l'arrivée, à 400 m de la ligne, je veux passer sous les 2h45 !!

Juste avant l'arrivée, à 400 m de la ligne, je veux passer sous les 2h45 !!

Je passe la ligne d'arrivée en 2h44'51 mais mon temps officiel retenu sera de 2h44'54 (pas compris car j'étais sur la ligne de départ !) mais bon je suis super content d'être arrivé sous les 2h45, inespéré !! Je suis 59° scratch (43° français) et 6° VH2 sur 1052 dans ma catégorie, avec 1 russe et un biellorusse en 2h35 ! Les 3 autres V2 sont entre 8" et 2' devant moi, pas très loin donc mais peu importe, j'ai réussi ma course et sans le vent...le chrono aurait pu être meilleur...

Après la traditionnelle médaille, le superbe coupe-vent et la bourriche d'huitres, je retrouve ma petite femme qui est fière de moi, elle me mitraille de photos

Photos souvenirs devant le port, à coté de l'arrivée, paysages magnifiques !
Photos souvenirs devant le port, à coté de l'arrivée, paysages magnifiques !
Photos souvenirs devant le port, à coté de l'arrivée, paysages magnifiques !
Photos souvenirs devant le port, à coté de l'arrivée, paysages magnifiques !
Photos souvenirs devant le port, à coté de l'arrivée, paysages magnifiques !

Photos souvenirs devant le port, à coté de l'arrivée, paysages magnifiques !

Douche réparatrice à l'hôtel puis retour à l'espace Encan pour la cérémonie protocolaire de remise des récompenses dans l'auditorium, superbe organisation avec au final des récompenses aux meilleurs déguisements : De Dark Vador en passant par Moïse et un clown, il y en avait pour tout le monde !

Les meilleurs déguisements récompensés !
Les meilleurs déguisements récompensés !

Les meilleurs déguisements récompensés !

Un bon restaurant le soir avec la bière "habituelle post-marathon" en pensant à mes potes du club et puis nouvelle nuit à l'hôtel pour nous éviter de rentrer le jour de la course. On en profite pour visiter l'Ile de Ré le lundi matin avec en guide de "décrassage" la montée des 265 marches du phare des baleines à l'extrémité de l'Ile ! Quelques photos du lieu et surtout de la vue depuis le sommet du phare et il faut bien repartir...Après 8h15 de route, retour au bercail, il est 21h15 lorsque l'on arrive...Travail le lendemain...Place à la récup !!

Le phare des baleines à l'extrémité de l'Ile de Ré et vues depuis le sommet
Le phare des baleines à l'extrémité de l'Ile de Ré et vues depuis le sommet
Le phare des baleines à l'extrémité de l'Ile de Ré et vues depuis le sommet

Le phare des baleines à l'extrémité de l'Ile de Ré et vues depuis le sommet

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 07:01

Le week-end était annoncé pluvio-orageux mais qu’importe, l’inscription était prise depuis plusieurs mois et le bonheur de courir un semi-marathon était tel, après plusieurs mois d’arrêt de course à pied suite opération du ménisque, qu’il aurait vraiment fallu un déluge pour que j’y renonce…Et le déluge eut bien lieu…Et j’avoue que l’idée de ne pas prendre le départ m’a effleuré un instant avant de me présenter sur la ligne tellement le temps était pourri !

Les occasions avaient pourtant été nombreuses pour ne pas le faire ce semi-marathon, déjà la veille où nous avions été invités à un départ en retraite d’un copain de course du club, Sergio, avec lequel nous avions fait le marathon de New-York en 2005…Mais je me devais de participer à la petite fiesta qu’il avait eu la « bonne idée » de caler la veille du semi ! Bon, pas d’alcool, diner avec retenue malgré un buffet alléchant, surtout lorsque les mignardises et autres desserts ont fait leur apparition puis dodo vers 1h du matin…Au réveil vers 9h, je me connecte sur le site du marathon d’Annecy, mon fils Quentin, a pris le départ de son premier Marathon depuis ½ h (départ donné à 8h30) et je souhaite savoir où il en est grâce au suivi personnalisé de chaque coureur…sauf qu’il faudra que j’attende son passage au semi pour avoir un temps ! Nous souhaitons le voir arriver donc nous partons vers 10h sachant qu’il nous faut 1 h pour arriver à Annecy et qu’il devrait terminer vers 11h30 (objectif avoué 3h pour Quentin…). Le temps est effectivement maussade mais pas de pluie en arrivant à Annecy, nous prenons le parapluie et nous nous positionnons à 500m de l’arrivée, la pelouse du parc du Paquier est gorgée d’eau, on aurait dû prendre des bottes ! Quentin a passé le semi en 1h29’ (nous dit l’application du site) mais nous avons aussi « radio ma fille Jessica » qui nous tient informés, elle est venue supporter son frère avec une de ses copines Chloé et elle le suit sur différents points de passage du parcours, en attendant de courir elle aussi, mais cet après-midi pour son premier semi-marathon (Que de premières !). Quentin est sur ses bases de 3h et il passe finalement devant nous à 11h29, je me dis que c’est mort pour passer au-dessous des 3h, barrière temps sacrément difficile à passer pour une grande majorité de coureurs !

Quentin à 500 m de l'arrivée de son PREMIER Marathon

Quentin à 500 m de l'arrivée de son PREMIER Marathon

Il termine finalement en 2h59’ et quelques secondes, le départ de la course avait été donné avec un peu de retard et comme je m’étais calé sur un départ à 8h30 pile, il était passé devant nous à 2h57 de course (et non 2h59 comme je le pensais). Le temps s’est dégradé depuis son arrivée, nous décidons d’aller manger à l’abri de la pluie avec ma fille, nous nous refugions dans le centre de Bonlieu et après de multiples péripéties pour retrouver Quentin après son arrivée (qu’il serait trop long de détailler !), nous allons chercher nos dossards avec Jessica, il est 13h45 et le départ est à…14h30 ! Ils avaient tour plié dans le gymnase (parfumé à l’odeur de tome de Savoie pour l’occasion !) et il a fallu beaucoup de patience pour nous faire remettre nos dossards, nous aurions dû les retirer avant 13h30…Top départ, je suis sur la ligne (avec les kényans !), j’avais pu avoir un dossard élite grâce à un temps inférieur à 1h20 de l’année précédente sur le semi de Feurs et c’est en trombe que je m’élance avec 3700 coureurs prêts à en découdre avec eux-mêmes…et les éléments déchainés ! Car la pluie s’est invitée au départ et elle ne nous quittera plus jusqu’à l’arrivée et bien au-delà d’ailleurs, un vrai déluge ! Et avec la pluie le vent, l’ennemi du coureur, que nous avons de face sur la première partie, je décide donc de me caler avec un groupe pour ne pas trop subir seul les bourrasques de vent et de pluie, synonymes de fatigue prématurée et préjudiciable.

Passage dans le parc du Paquier, magnifique, même sous la pluie !

Passage dans le parc du Paquier, magnifique, même sous la pluie !

Le tempo est un peu élevé, j’avais décidé de courir à 3’40/3’45 au kilo (pour objectif final entre 1h18 et 1h19) et nous sommes sur les bases de 3’30 sur les 5 premiers kilomètres, je vais devoir ralentir car je sais pertinemment que je ne peux plus tenir cette allure désormais sur semi-marathon…Heureusement, un coureur ralentit également à partir du 5°kilo et nous faisons les 12 premiers kilomètres ensemble, je passe le 10° kilomètre en 36’25 (3’38/km) et à l’endroit où nous faisons demi-tour pour revenir sur Annecy, je commence à fatiguer et à payer mon départ trop rapide…Heureusement que nous avons le vent dans le dos désormais mais les jambes deviennent lourdes et je me fais décrocher par mon compagnon de course…Je m’accroche tout de même et je crois Jessica qui elle aussi à l’air de souffrir de ces conditions « dantesques », pas de chance pour son premier semi ! On s’encourage et puis il faut poursuivre et essayer de garder le rythme mais les kilomètres se font désormais en 3’50 voir plus pour certains, sensation terrible d’être impuissant à garder le rythme initial prévu…Je sais que ce sera difficile d’atteindre mon objectif surtout que je me fais dépasser par quelques groupes de coureurs que je regarde me distancer, incapable de les suivre, je déteste cela mais c’est la dure réalité de la course à pied…L’arrivée est proche, encore quelques virages avant de passer cette ligne d’arrivée que l’on aperçoit au loin mais qui parait inaccessible tant il faut « serpenter » avant de l’atteindre, heureusement que les spectateurs sont en nombre pour nous encourager, ceci malgré une pluie battante !

Passage sur les quais avant l'arrivée....Interminable !

Passage sur les quais avant l'arrivée....Interminable !

Dernier virage, lorsque je foule le tapis rouge à environ 100m de l’arrivée, j’aperçois le 1h18 mais je ne vois pas le détail des secondes qui est masqué par un drapeau, je me dis que c’est finalement jouable pour mon objectif initial alors j’accélère encore en donnant tout ce qu’il me reste ! Je passe sur la ligne en 1h19’03 (68°/3679 scratch et 3° VH2 !), presque déçu de ce temps alors qu’il paraissait bien compromis quelques kilomètres auparavant…Je n’ai qu’une seule idée en arrivant, me mettre au sec et me changer au plus vite ! Après l’arrivée, j’ai la très bonne surprise de voir Mag et son copain Stéphane qui sont venus nous encourager malgré ces conditions météo médiocres, je les remercie vivement pour cet « acte de bravoure » ! J’ai juste le temps de me changer pour revenir encourager ma fille Jessica qui bouclera son premier semi-marathon en 2h12’ !

Jessica pour son PREMIER Semi-Marathon

Jessica pour son PREMIER Semi-Marathon

Bravo à toute la famille, d’autant plus que Quentin termine 2° de sa catégorie (Espoir) et que je termine également sur le podium vétéran 2, (ou plutôt « Master 2 », nouvelle appellation désormais) en 3° position, inespéré au vu de ma course ! Les attentes pour ces podiums furent d’ailleurs interminables sous les parapluies, à l’abri des trombes d’eau qui sont tombées également après la course, dommage que cette météo pourrie soit venue ternir cette manifestation qui a cependant souvent été épargnée par le mauvais temps, raté pour cette année !

Quentin 2° Espoir  et Thierry 3° Master 2
Quentin 2° Espoir  et Thierry 3° Master 2

Quentin 2° Espoir et Thierry 3° Master 2

Coupes et lots récupérés après les différents podiums, nous repartons d’Annecy toujours sous la pluie et bien humides, pressés de retrouver notre petit confort et bien au chaud après ce dimanche très agité !

Place à la récupération avant le début de la saison de trail...

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Published by thierryclavel
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 21:39
Itinéraire "classique" du TMB au départ et à l'arrivées des Houches, notre TMB s'en inspire mais avec des variantes plus aériennes...

Itinéraire "classique" du TMB au départ et à l'arrivées des Houches, notre TMB s'en inspire mais avec des variantes plus aériennes...

Le MONT BLANC...après avoir gravi son sommet le 26 juin 2009, l'envie d'en réaliser le TOUR intégral date de 2012 lors d'une petite incursion à Courmayeur, de l'autre coté du tunnel du Mont-Blanc...En route pour une aventure extraordinaire qui aura duré 7 jours...

Depuis 2009, année de mon ascension du Mont-Blanc, j'effectue des randonnées sur les glaciers des Alpes, avant qu’ils ne disparaissent complètement !  Je fais également des randonnées plus classiques sur les différents massifs alpins, seul ou accompagné de mes amis, avec de temps à autre une nuit en refuge pour profiter pleinement de deux jours en altitude. Mais évidemment, il faut toujours redescendre, outre la difficulté physique que cela représente (on s’aperçoit de tout ce que nous avons monté lorsque l’on effectue la descente !), vient s’ajouter la frustration de ne pas en avoir assez profité.

L’idée de réaliser le Tour du Mont-Blanc (TMB) m’est donc venu de cette frustration « habituelle » d’une fin de randonnée trop rapide mais aussi et surtout lors d’un passage à Courmayeur en Italie. Partis pour monter à l’Aiguille du midi en téléphérique avec ma petite femme un jour d’été 2012, le changement de temps lors de notre arrivée à Chamonix nous avait contraint à revoir nos plans : plus question de monter là-haut, le sommet était dans les nuages, nous avions alors décidé de prendre le tunnel du Mont-Blanc pour une petite escapade à Courmayeur, première ville d’Italie qui se situe juste de l’autre côté du tunnel. A la sortie du tunnel, nous avions eu l’agréable surprise de trouver le beau temps de l’autre côté des Alpes, nous avions donc profité pleinement de cette charmante petite ville pleine de touristes et…de pèlerins, à l’allure bizarre pour certains, mais assez familière pour moi : des randonneurs tout en sueur avec sacs à dos bien remplis, bâtons et chaussures de montagne, bref, toute la panoplie du parfait randonneur ou plutôt « trekkeur » car il s’agissait de marcheurs qui réalisaient le TMB…Un trekkeur est un randonneur qui marche pendant plusieurs jour en autonomie quasi complète (ou complète) afin de réaliser un circuit qu’il s’est définit à l’avance. Ces trekkeurs rencontrés dans les rues de Courmayeur m’ont donné cette envie de réaliser le TMB car plus qu’une aventure humaine, c’est également l’envie de découvrir de nouveaux paysages du Mont-Blanc coté Italien et coté Suisse. C’était également une manière de faire à ma façon le parcours de l’UTMB, l’Ultra Trail du Mont-Blanc, course mythique au départ et à l’arrivée de Chamonix après avoir fait le Tour du Massif mais sans aucune « escale » dans un quelconque refuge…Toute la différence entre un trailer, que je suis également, et un trekkeur est résumée ainsi : le trekkeur marche et prend le temps d’admirer les paysages, le traileur court…quand il peut…mais ne peut pas profiter pleinement de ces mêmes paysages car il fait une course et doit surtout faire plus attention où il prend ses appuis en courant !

L’idée de faire le TMB a donc germé progressivement et s’est donc transformée en objectif pour 2015, l’année de mes 50 ans.

Mais ce « cadeau » que je voulais me faire, je voulais l’entreprendre avec d’autres afin de le partager car c’est également dans le regard des autres et de leur émerveillement que l’on prend du plaisir…

Après en avoir parlé à certaines personnes « sportives » de mon entourage, aucune réponse positive, mon objectif de faire ce TMB en 7 jours seulement (avec des étapes quotidiennes moyennes comprises entre 20 et 30 km et 1500 m de dénivelé) les auront découragés, sans doute par appréhension de ne pas pouvoir suivre ce rythme. Tant pis, j’étais décidé à le faire seul s’il le fallait ! C’est alors que contre toute attente, quelqu’un s’est porté « volontaire »…mon fils Quentin…Me viennent alors de multiples questions : Trop jeune ? Assez entraîné pour des efforts dans la durée ?

Même s’il est sportif et aguerri aux randonnées en montagne, nous faisons chaque été des sorties ensemble, l’effort est différent cette fois-ci, il s’agit d’enchaîner sur 7 jours les efforts qu’il a l’habitude de faire sur 1 ou 2 journées maximum…

Passé ces interrogations, je me dis « pourquoi pas », outre l’occasion de partager quelque chose d’encore plus fort entre nous, ne serait-ce pas également pour lui un super cadeau l’année de ses 20 ans ?

C’est décidé, nous ferons ce TMB ensemble, la date de départ est fixée à début août, première semaine de mes vacances estivales.

Nous avions programmé des sorties d’entrainement en montagne à partir de mai afin de monter « crescendo » dans la durée et la difficulté jusqu’à mi-juillet pour un week-end de 2 à 3 jours en Vanoise pour le tour des Glaciers.

Si les premières sorties d’entrainement se sont déroulées comme prévu, avec l’ascension du Moucherotte et du Pic St Michel au départ de St Nizier dans le massif du Vercors en mai (distance aller/retour 26 km et 1530 m D+), de l’ascension de la Dent de Crolles et des Lances de Malissard en Chartreuse en juin au départ du col de Marcieu (27 km aller/retour et 2220 m D+), les sorties de juillet furent plus laborieuses à effectuer car Quentin travaillait dans un parc d’attraction avec des journées de travail « à la carte », week-end compris, avec une planification à la semaine…Nos disponibilités respectives ne nous ont donc permis d’effectuer qu’une seule sortie ensemble en juillet, mais au lieu du tour des glaciers de la Vanoise, nous avons seulement enchainé une « petite » rando Bastille - Mt St Eynard le 12 juillet (19,5 km aller/retour et 1400 mD+) puis une grosse rando dans le massif de Belledonne le 13 juillet (33 km et 3000 D+). Nous avons ensuite effectué des sorties séparément, randos glaciaires pour moi les week-ends et randos classiques pour Quentin les jours où il ne travaillait pas.

Côté organisation, la réservation des refuges fut également un « travail » important à réaliser car de ces réservations dépendaient la longueur et durée de chaque étape...Certains refuges étant déjà complets lors de mes demandes de réservation, côté italien notamment, cela ne favorisa pas une répartition équilibrée des étapes en terme de kilométrage.

En anecdote, nous avons même failli dormir en dortoir simple en Suisse, annexe de l’auberge du Mont-Blanc initialement prévue mais complète au moment de réserver, avec aucune possibilité de manger un repas chaud ni de nous doucher…A l’issue d’une des étapes les plus longues de notre TMB, pas idéal pour repartir le lendemain ! Heureusement, 2 places se sont libérées dans l’auberge quelques jours avant notre départ…

Samedi 1° août - Veille du départ -

Ça y est, nous sommes en vacances, journée passée à finaliser les dernières courses, entre salades de riz et de pâtes, pain grillé « tout prêt », la gestion des repas du midi fut au cœur de mes préoccupations : on ne met pas 7 jours de repas aussi facilement dans 1 sac à dos où il doit aussi y avoir tous les vêtements, l’eau (3 litres chacun), le drap de couchage, accessoires de bouche, d’hygiène, de secours, lampe frontale, jumelles, appareil photo avec plusieurs jeux de piles (anecdote à suivre…),…et bien d’autres accessoires indispensables !

J’avais donc établi une checklist qui nous a permis de ne rien oublier, la soirée du samedi fut consacrée à tout rassembler sur la table du salon et à tout faire rentrer dans les sacs…et ce ne fut pas aussi facile que cela !! Au final, un sac de 18,5 kg pour moi et 15,5 kg pour Quentin, son sac ne lui permettant pas d’en mettre plus que le mien car moins volumineux, j’ai donc récupéré les jumelles, l’appareil photo, la pharmacie, et autres cookies (fabrication maison-merci Isa !), fruits secs, chocolat,…bref de quoi justifier les 3 kg supplémentaires.

Autre élément très important mais pour lequel on ne peut rien changer, la météo…Ce samedi avait été plutôt maussade, surtout en montagne…En consultant le dernier bulletin météo de Chamonix, il annonçait du beau temps avec possibilités d’orage en fin de semaine, une très bonne nouvelle donc ! Faire un TMB sous la pluie, je n’imaginais même pas la galère, le plaisir est inversement proportionnel à celui pris lorsqu’il fait beau ! Nous sommes chanceux donc, il ne reste plus qu’une nuit avant le grand départ !

Le contenu de nos sacs à dos pour 1 semaine...il faut tout faire rentrer dans les sacs !

Le contenu de nos sacs à dos pour 1 semaine...il faut tout faire rentrer dans les sacs !

Dimanche 2 août - 1° JOUR -

 

Lever 6h30, j’avais prévu un réveil beaucoup plus matinal à l’origine mais le mauvais temps de la veille m’avait fait revoir ma position : l’évacuation du mauvais temps sur les frontières de l’Est risquait de laisser des nuages bas en fond de vallée sur les Alpes avec en prime un parcours « boueux », pas suffisamment séché par le soleil…Notre arrivée sur la vallée de Chamonix après 2 heures de route allait confirmer mes suppositions, la vallée était encore toute « ennuagée » ! Je décide donc de me rendre jusqu’à Chamonix puis de revenir aux Houches, notre lieu de départ, un peu plus tard, le temps pour nous de prendre un café sur la terrasse (encore trempée) d’un bar au centre de la ville.

Après notre petite incursion à Chamonix, direction Les Houches et sa gare, lieu de parking de ma voiture pendant…7 jours. Quelques photos avant le départ, il est 9h15, c’est parti !

Au programme de ce 1° jour, 26 km, 2200 m de D+ et 1500 m D-, avec 2 cols à passer avant de remonter le Val Montjoie via Les Contamines jusqu’à notre premier refuge, La Balme.

Parking des Houches, juste avant le départ de "notre" TMB
Parking des Houches, juste avant le départ de "notre" TMB

Parking des Houches, juste avant le départ de "notre" TMB

Le premier col, celui de la Voza à 1653 m d’altitude, a été passé à admirer le paysage qui se découvrait au fur et à mesure de notre ascension grâce également à la disparition progressive des nuages résiduels, grand beau temps ! Auparavant, nous avions longé la voie ferrée du TMB – Tramway du Mont Blanc- celui qui monte notamment les alpinistes au terminus, le Nid D’aigle, pour démarrer l’ascension du Mt Blanc par la voie « royale », que de souvenirs pour moi, qui l’avait emprunté 6 ans en arrière pour notre ascension avec mon frère le 26 juin 2009…

Pendant notre montée au col de Voza, devant glacier de Bionnassay
Pendant notre montée au col de Voza, devant glacier de Bionnassay
Pendant notre montée au col de Voza, devant glacier de Bionnassay

Pendant notre montée au col de Voza, devant glacier de Bionnassay

Direction le col du Tricot avec une descente, plus important que prévue, vers un pont suspendu qui enjambe le torrent de Bionnassay, l’eau descend tout droit du glacier du même nom. Quelques photos du passage de Quentin sur ce pont et puis remontée « en titubant » à la sortie du pont (sensation de tanguer comme sur le pont !) direction le col Tricot, que nous atteignons après une « bonne grimpée d’une heure», nous ne sommes pas seuls au sommet du col (2120 m), une horde de promeneurs en tous genre avec un groupe impressionnant de chinois dont certains sont masqués ( ?!) .

On décide alors de déjeuner mais on remonte un peu sur les hauteurs du col pour être tranquilles, ils sont tous agglutinés au col !

Entre col de de Voza et col Tricot, une mini passerelle himalayenne avec une superbe vue du glacier et torrent de Bionnassay - Au col Tricot où il y a foule !
Entre col de de Voza et col Tricot, une mini passerelle himalayenne avec une superbe vue du glacier et torrent de Bionnassay - Au col Tricot où il y a foule !
Entre col de de Voza et col Tricot, une mini passerelle himalayenne avec une superbe vue du glacier et torrent de Bionnassay - Au col Tricot où il y a foule !
Entre col de de Voza et col Tricot, une mini passerelle himalayenne avec une superbe vue du glacier et torrent de Bionnassay - Au col Tricot où il y a foule !
Entre col de de Voza et col Tricot, une mini passerelle himalayenne avec une superbe vue du glacier et torrent de Bionnassay - Au col Tricot où il y a foule !

Entre col de de Voza et col Tricot, une mini passerelle himalayenne avec une superbe vue du glacier et torrent de Bionnassay - Au col Tricot où il y a foule !

Pause déjeuner de 45’, on commence à alléger les sacs en vidant 2 boites de salade de riz…insignifiant pour le moment ! Quelques photos, c’est tellement beau désormais avec un soleil rayonnant et presque plus un seul nuage : le glacier de Bionnassay, les Dômes de Miage, notre itinéraire de descente et c’est parti pour la descente, assez rapide pour atteindre les chalets de Miage. On poursuit par l’ascension d’un raidillon qui nous conduit aux chalets du Truc puis on bascule dans la Val Montjoie où une longue, très longue, descente nous conduit au centre des contamines Montjoie. Il fait très chaud et une fontaine en bas de la descente nous permet de nous rafraichir et remplir nos poches à eau, quasiment vides. Une montée longue et progressive nous conduit à Notre dame de la Gorge, curiosité de cette étape, église de style Baroque qui date du 13° siècle. Superbe église avec décorations de couleur sur sa façade, pause ravitaillement et boisson puis c’est reparti.

Chalet de Miage après col Tricot (tout en haut)  - Notre Dame de la Gorge après les Contamine Montjoie
Chalet de Miage après col Tricot (tout en haut)  - Notre Dame de la Gorge après les Contamine Montjoie

Chalet de Miage après col Tricot (tout en haut) - Notre Dame de la Gorge après les Contamine Montjoie

 Montée très sèche de 800 m après cette église, voie romaine, qui nous emmène sur un sentier moins pentu en direction du refuge de Nant Borrant, que nous dépassons pour suivre la direction du refuge de la Balme, notre lieu d’arrivée…On aperçoit désormais le sommet du Val Montjoie qui débouche sur le col du Bonhomme, notre premier objectif du lendemain. La montée n’est pas très raide mais elle est longue, la chaleur de cette première journée associée à un sac plus lourd que d’habitude rend cette dernière ascension de la journée difficile mais le refuge est en vue, ça y est, on pose les sacs et on enlève définitivement les chaussures pour aujourd’hui ! Notre première étape, longue de 26 km (bien plus que prévu, j’ai dû faire une « boulette », aura duré 7h49’ en comptant tous les arrêts déjeuner, ravitaillement,…

Le Val Montjoie pendant notre ascension vers refuge de la Balme, au fond le col du Bonhomme, notre destination du lendemain - Refuge de la Balme
Le Val Montjoie pendant notre ascension vers refuge de la Balme, au fond le col du Bonhomme, notre destination du lendemain - Refuge de la Balme

Le Val Montjoie pendant notre ascension vers refuge de la Balme, au fond le col du Bonhomme, notre destination du lendemain - Refuge de la Balme

La gardienne du refuge nous montre notre dortoir, ou plutôt notre chambre, il a seulement 2x2 lits superposé dans la chambre. Et bien pour notre première nuit, notre privilège aura été de dormir seuls dans cette chambre ! Il y a une autre chose qui est très importante lorsque l’on arrive d’une étape du TMB…celle de s’assoir autour d’une bonne bière sur la terrasse du refuge, c’est ce que nous faisons et que nous ferons à chaque fin d’étape ! Inutile de décrire le bonheur que cela procure en plus du bienfait (reconnu) après un effort physique de ce type, à condition de ne pas en abuser bien sûr …

Le diner est aussi un grand moment de convivialité, tout le monde se retrouve à 19 h dans la salle à manger où nous sommes placés par les gardiens, c’est donc à chaque fois la surprise : avec qui va-t-on se retrouver et dans quelle langue allons-nous discuter ?? Car il faut savoir que le TMB est effectué par des randonneurs qui viennent du monde entier, la suite de ce récit le confirmera…

Pour ce premier diner en refuge, nous nous retrouvons avec un couple d’anglais, des Londoniens, qui sont partis la veille des Houches et qui s’arrêteront à Courmayeur car ils nous expliquent qu’ils ne peuvent pas faire le tour complet faute de temps mais aussi par manque de condition physique. Quentin essaye de parler dans la langue de Shakespeare mais il a du mal, il s’aperçoit qu’il est important de parler anglais qui est la langue la plus parlée par les étrangers, et pas question de parler français avec ce couple d’anglais qui ne connait que sa langue maternelle.

Notre diner aura été assez copieux avec la traditionnelle soupe « à volonté » suivie d’une polenta accompagnée de boulettes puis d’un morceau de tome de Savoie. Le dessert me surprendra, mais pas dans le bon sens : une pomme ! Jamais mangé de pomme en dessert dans un refuge…plutôt tartelette au gâteau divers mais une pomme…

Crépuscule au refuge de la Balme avant de s'endormir...

Crépuscule au refuge de la Balme avant de s'endormir...

 

Nous nous couchons vers 22 h sans avoir besoin de berceuse, d’autres étapes nous attendent, et bien plus difficiles que celle-ci, alors place à la récupération et rien de tel qu’une bonne nuit de sommeil.

Quentin dans sa "chambre particulière" , bonne nuit !

Quentin dans sa "chambre particulière" , bonne nuit !

Lundi 3 août - 2° JOUR -

 

Lever 7h30 pour Quentin, pour ma part, je suis réveillé depuis 6h30 mais j’ai passé une bonne nuit. Après un petit déjeuner copieux, nous voilà repartis pour cette 2° étape qui nous emmènera en Italie, au refuge Elisabeth Soldini. Auparavant, il faut monter le col du Bonhomme (2480 m) que nous connaissons déjà avec Quentin car nous l’avions monté coté Beaufortain l’année dernière pour un objectif qui sera le même pour nous, en première partie journée : La Tête Nord des Fours, qui culmine à 2756 m, le point le plus élevé de ce TMB ! Avant d’y arriver, petite halte au col du Bonhomme, afin de contempler une dernière fois le Val Montjoie que nous avions remonté hier, puis après une demi-heure de montée, passage à proximité du refuge du col de la Croix du Bonhomme.

Quelques images depuis le départ du refuge de la Balme jusqu'au col du Bonhomme
Quelques images depuis le départ du refuge de la Balme jusqu'au col du Bonhomme
Quelques images depuis le départ du refuge de la Balme jusqu'au col du Bonhomme
Quelques images depuis le départ du refuge de la Balme jusqu'au col du Bonhomme
Quelques images depuis le départ du refuge de la Balme jusqu'au col du Bonhomme
Quelques images depuis le départ du refuge de la Balme jusqu'au col du Bonhomme

Quelques images depuis le départ du refuge de la Balme jusqu'au col du Bonhomme

Montée assez raide au col des Fours, où nous reviendrons après l’ascension de la Tête Nord des Fours…La Tête Nord des Fours n’est pas directement sur la route du TMB mais nous ne pouvons nous empêcher d’y aller tant les paysages visibles depuis ce sommet sont impressionnants ! Il ne faut en plus qu’une demi-heure pour y arriver depuis le col des Fours et la météo est parfaite…Nous ne serons pas déçus du détour…Pas un seul nuage pour contempler tous les sommets des massifs du Beaufortain, de la Vanoise, du Mont Blanc, Grand Combin, Mont Rose, Cervin, et même Belledonne, Grandes Rousses…la liste est longue ! Une superbe table d’orientation est placée au sommet pour identifier tous les sommets et nous nous régalons. Cerise sur le gâteau, un petit troupeau de bouquetins, qui arrivent de nulle part, sont juste en contrebas de notre position, ils ne semblent pas très effarouchés et nous en profitons pour prendre des photos avec les lacs du Jovet en arrière-plan, magnifique ! La particularité de ce sommet est qu’il est un véritable belvédère sur le Mont Blanc, un des plus beau de ce TMB, avec les dômes de Miage, l’aiguille de Bionnassay et tout l’itinéraire d’ascension du Mont Blanc par la voie royale, celle du Gouter, qui a un nouveau refuge. Au vu de la canicule qui a sévi en juillet, ce refuge a d’ailleurs été fermé quelques jours pour dissuader les alpinistes de monter par cette voie, tant les chutes de pierre dans le couloir du Gouter étaient nombreuses ! Ce « couloir de la mort » comme il est appelé par les alpinistes a bien justifié son nom cette année (comme en 2003, grande année de canicule également), quelques alpinistes y auront laissé leur vie…Mais le Mont Blanc a aussi un « coté Italien », appelé Mont Blanc de Courmayeur (4748 m), que nous visualisons parfaitement de notre belvédère et que nous continuerons à voir pendant toutes nos étapes côté Italien…

Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours
Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours
Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours
Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours
Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours
Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours
Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours
Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours
Photos prises depuis Tête Nord des Fours et  col des Fours

Photos prises depuis Tête Nord des Fours et col des Fours

Après un long moment passé à Tête Nord des Fours, nous redescendons au col des Fours pour descendre à la Ville des Glaciers, 875 m plus bas…Nous basculons dans une nouvelle vallée, que nous remontons après avoir atteint la villes des Glaciers (1790 m), pour atteindre le chalet refuge des Montets, au pied du col de la Seigne (2516 m). Avant de monter ce col, nous décidons de déjeuner juste en face du chalet refuge afin de garder une certaine tranquillité, la majorité des randonneurs stoppant leur effort pour leur pose déjeuner au chalet refuge. Nous commençons d’ailleurs à repérer les randonneurs qui font le TMB, nous retrouvons notre couple d’Anglais qui arrive 1 bonne heure après notre arrêt déjeuner, un groupe de cinq espagnols que nous avions doublé au col du bonhomme mais qui repartent avant nous et puis un Japonais, seul, qui a vraiment l’air d’en baver mais qui repart également avant nous…Il faut dire que nous avons pris notre temps pour déjeuner, 1h10 d’arrêt ! Mais nous savourons tellement ces instants avec devant nous un décor de rêve : Aiguille des Glaciers, glacier des Glaciers, Mont Blanc de Courmayeur,…Nous repartons pour l’ascension de ce col mythique marquant la frontière entre la France et l’Italie, nous passons le groupe d’espagnols, décidément, la partie « je te double/tu me rattrapes » va durer ! Plus haut, notre Japonais semble vraiment très fatigué et notre cadence de montée ne lui laisse aucune chance… Nous arrivons au col sous une chaleur impressionnante pour cette altitude mais la vue « de l’autre côté du col » nous fait vite oublier la fatigue et la chaleur ! C’est toujours très excitant d’arriver tout en haut d’un col sans savoir ce que nous allons découvrir de l’autre côté…

Et bien c’est la vallée de La Lée Blanche, c’est l’Italie, ce sont les glaciers de Miage, d’Estellette, de la Lée Blanche et toujours le Mont Blanc mais sous un angle encore inconnu pour moi : Superbe, géant, magnifique, pas assez de superlatifs pour décrire ces paysages…encore une séance photos, nous resterons 25 minutes au col pour en profiter au maximum ! Et puis comme c’est notre dernier col de la journée, nous savourons cet instant.

Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne
Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne
Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne
Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne
Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne
Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne
Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne
Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne
Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne

Entre chalet refuge des Montets et au col de la Seigne

Il faut  redescendre, il nous reste 330 mètres de dénivelé négatif pour atteindre notre refuge, Elisabeth Soldini (2185 m), femme italienne pionnière en alpinisme, morte en montagne.

Nous arrivons finalement au refuge à 16h35, notre étape aura duré 8h20 et nous aurons fait au total 22,5 km, 1900 mètres de dénivelé positif et 1410 m de dénivelé négatif.

Avant l'arrivée au refuge Elisabeth Soldini, vallon de la Lée Blanche
Avant l'arrivée au refuge Elisabeth Soldini, vallon de la Lée Blanche

Avant l'arrivée au refuge Elisabeth Soldini, vallon de la Lée Blanche

Refuge Elisabeth Soldini

Refuge Elisabeth Soldini

Le refuge Elisabeth Soldini est magnifique, tout en pierre et posé au pied d’un éperon rocher entouré de glaciers et de torrents, nous prenons notre traditionnelle bière sur la terrasse même si le vent, assez violent, nous fait bien ressentir que nous sommes au-delà de 2000 mètres d’altitude…Des photos de ce cadre somptueux et… de nos verres de bière qui sont assez originaux avec en arrière-plan le glacier de la Lée Blanche et son torrent.

Au refuge Elisabeth Soldini dans un cadre idyllique !
Au refuge Elisabeth Soldini dans un cadre idyllique !Au refuge Elisabeth Soldini dans un cadre idyllique !
Au refuge Elisabeth Soldini dans un cadre idyllique !Au refuge Elisabeth Soldini dans un cadre idyllique !

Au refuge Elisabeth Soldini dans un cadre idyllique !

 Nous ne serons pas seuls cette fois ci dans le dortoir mais il reste à taille humaine puisque nous ne sommes que sept. c’est le caractère « exigüe » de cette chambre qui est remarquable : 3 lits superposés et 1 lit « tiroir » où le randonneur (généralement le dernier arrivé !) dormira au pied des 2 lits superposés. Nous retrouvons nos « compagnons de route », les espagnols, le couple d’anglais et le Japonais qui arrivent progressivement au refuge. Avant le diner, nous voulons nous doucher et bien en Italie, on se douche avec de l’eau froide sinon il faut payer 2€ le jeton pour...4 minutes d’eau chaude ! Ou comment se faire facilement quelques centaines d’Euros par jour, car on n’hésite pas longtemps entre une douche glacée et une douche chaude, enfin, il faut faire très vite ! Quentin n’aura pas fait assez vite et il finira le rinçage par de l’eau froide, c’est bon pour la récupération sur les muscles fatigués mais très désagréable coté sensation…Le diner est à 19 h mais il y tellement de monde, refuge complet, que nous ferons partie du 2° tour, soit un horaire de diner à 20h15. Cette fois-ci, nous serons à table avec deux couples, un « papy » parisien avec sa fille et une mère, également avec sa fille. Le papy n’a pas l’air très entrainé pour faire le TMB même s’il a l’habitude de séjourner dans les Alpes, plutôt en mode touriste…Ils n’ont pas pour objectif de faire le tour complet, ils pensent arrêter avant de basculer en Suisse, au pied du Grand col Ferret. Ils sont assez impressionnés, comme beaucoup par ailleurs, lorsque nous leur indiquons que nous ferons le TMB en 7 jours. Coté menu, ce sera tartine de fromage, rizzoto à volonté (excellent) puis par la suite, et à notre grande surprise, un autre plat garni de pommes de terre/haricots et 2 tranches de filet de porc, très copieux ! Un brownie au chocolat avec crème chantilly en dessert…Nous ressortons du diner repus, il ne nous reste qu’à nous coucher car il se fait tard, à peine le temps de prendre le coucher de soleil et nous voilà au lit.

Mardi 4 août - 3° JOUR -

Lever « matinal » pour moi, 6h30, je veux prendre lever du soleil sur les glaciers et sur la vallée et le lac Combal, au fond de cette vallée que nous allons descendre au début de cette étape. Quand je sors du refuge, l’air est vivifiant et le soleil fait son apparition, léchant tout d’abord les sommets, l’aiguille de Tré la Tête et l’Aiguille des Glaciers, que je m’empresse de photographier, puis il embrase progressivement les glaciers puis toute la vallée, provoquant des éclats de lumière somptueux sur le lac Combal tout au fond de cette vallée.

Lever de soleil sur le vallon de la Lée Blanche depuis refuge

Lever de soleil sur le vallon de la Lée Blanche depuis refuge

Lever de soleil sur glacier de la Lée Blanche
Lever de soleil sur glacier de la Lée Blanche

Lever de soleil sur glacier de la Lée Blanche

Je réveille Quentin à 7h30 puis après notre traditionnel petit déjeuner, nous voilà partis pour ce 3° jour de rando qui nous emmènera au refuge Bertone en passant par Courmayeur, ville italienne frontière à la sortie du tunnel du Mont-Blanc…

Quentin avant le départ du refuge Soldini

Quentin avant le départ du refuge Soldini

Nous descendons le vallon de la Lée Blanche par un large sentier pour arriver au pont qui enjambe le lac Combal, les photos que nous prenons depuis ce fond de vallon montre l'immensité de cette vallée ! Nous avons un visuel sur tout notre itinéraire de descente du matin mais nous voyons aussi le col de la Seigne descendu la veille... Le refuge Elisabeth Soldini est visible, au pied de l'éperon rocheux au loin, mais il faut vraiment avoir de bons yeux pour le voir !!

Fond de vallon de la Lée Blanche vers pont du Lac Combal
Fond de vallon de la Lée Blanche vers pont du Lac Combal
Fond de vallon de la Lée Blanche vers pont du Lac Combal
Fond de vallon de la Lée Blanche vers pont du Lac Combal

Fond de vallon de la Lée Blanche vers pont du Lac Combal

Photo "Carte Postale" du vallon de la Lée Blanche jusqu'au col de la Seigne depuis lac Combal

Photo "Carte Postale" du vallon de la Lée Blanche jusqu'au col de la Seigne depuis lac Combal

Nous effectuons ensuite un aller-retour vers le « Jardin du Miage », à proximité du lac Combal (1975m) . Ce « jardin » est en fait un lac glaciaire, qui s’est formé autour de l’immense glacier de Miage, le plus grand du versant italien du Massif du Mont-Blanc. Ce glacier se divise en deux lobes qui se referment comme pour embrasser une petite zone centrale laissée libre par le glacier, c’est le jardin du Miage. Surplombé par l’impressionnante Aiguille Noire de Peuterey, le glacier déverse en permanence des blocs de glace dans le lac qui prennent l’allure de petits icebergs flottants avant de s’évanouir dans le lac, spectacle surprenant ! 

Le jardin de Miage et son lac en coeur à proximité
Le jardin de Miage et son lac en coeur à proximité
Le jardin de Miage et son lac en coeur à proximité
Le jardin de Miage et son lac en coeur à proximité

Le jardin de Miage et son lac en coeur à proximité

Nous revenons sur notre sentier et débutons une longue ascension vers le chalet de l’Arp-Vieille supérieure (2303 m) où nous doublons nos « compagnons » habituels qui, eux, n’ont pas fait le détour au « jardin du Miage », quel dommage, ils ont raté quelque chose. Le beau temps de la matinée fait place désormais à un ciel chargé de nuages, nous faisons une pause vers l’arête Nord du Mont Favre (2430 m), point culminant de notre première partie de rando avant de redescendre sur Courmayeur. Le vent glacial nous contraint de sortir le coupe-vent mais ne nous empêche pas de faire de sublimes photos de la Dent du Géant, des Grandes Jorasses, de l’immense Glacier de Miage qui, d’ici nous dévoile sa forme en deux lobes décrite plus haut dans mon récit. Nous voyons également la vallée de la Lée Blanche et au loin le col de la Seigne ainsi que le refuge Elisabeth Soldini au pied d’un décor somptueux de glaciers et sommets abrupts.

Glacier de Miage et Grandes Jorasses pendant montée chalet de l'Arp vieille sup
Glacier de Miage et Grandes Jorasses pendant montée chalet de l'Arp vieille sup
Glacier de Miage et Grandes Jorasses pendant montée chalet de l'Arp vieille sup
Glacier de Miage et Grandes Jorasses pendant montée chalet de l'Arp vieille sup

Glacier de Miage et Grandes Jorasses pendant montée chalet de l'Arp vieille sup

Nous repartons pour une descente continue vers le lac Checrouit (2165 m) d'où nous prenons également de belles photos des glaciers environnants

Au col Chécrouit
Au col Chécrouit
Au col Chécrouit

Au col Chécrouit

Nous apercevons enfin Courmayeur tout en bas de la vallée en arrivant au refuge de Maison Vieille (1956 m) d’où arrive un flot continu de touristes grâce à un télésiège reliant Courmayeur et ce refuge mais avec 730 m de dénivelé entre les deux. L’idée de prendre le télésiège ne nous effleure même pas, même si la météo semble se dégrader avec de gros nuages noirs au-dessus de nos têtes, on apprendra que certains se sont laissés tenter mais j’y reviendrais plus tard…

Refuge de maison Vieille et Courmayeur depuis ce refuge
Refuge de maison Vieille et Courmayeur depuis ce refuge

Refuge de maison Vieille et Courmayeur depuis ce refuge

Nous entamons une descente par un sentier sympathique et en pente douce sur Courmayeur mais au fur et à mesure de cette descente, la pente a augmenté de manière spectaculaire pour se terminer via ferrata à certains endroits ! Je n’aurais pas voulu la descendre par temps humide celle-ci, nous avons bien failli nous mouiller pourtant, au terme de cette descente assez pénible, le ciel s’assombrissait de plus en plus.

Mais ce n’est pas encore Courmayeur, nous arrivons à Dolonne, charmante petite bourgade que nous traversons entièrement avant de rejoindre le centre de Courmayeur (1226 m). Je ne peux m’empêcher de repenser à notre périple avec ma petite femme 3 ans plus tôt, celui même qui m’avait donné envie de faire le TMB en voyant déambuler « des randonneurs tout en sueur avec sacs à dos bien remplis » alors que j’étais en mode touriste…Ces mêmes touristes que je croise désormais et qui me voient déambuler de la même façon, mais avec quelle fierté ! Le temps est venu de déjeuner et je ne peux résister de proposer à mon fils de déjeuner en ville, non pas avec nos boites de salades de pates habituelles mais en terrasse d’un restaurant du centre-ville…L’idée de manger un bon plat chaud, une spécialité italienne de préférence nous conduit donc à nous assoir en terrasse et cela tombe bien car une petite pluie commence à tomber, nous serons à l’abri !

Heureusement que cette pluie n’est pas arrivée plus tôt, lorsque nous descendions, quand je pense à tous ceux qui sont en train de la descendre…Notre déjeuner est parfait, je savoure un plat de spaghettis aux fruits de mer tandis que Quentin a jeté son dévolu sur un plat de gnocchis, à tomber par terre ! Puis après un tiramisu pour Quentin et une crème caramel pour moi, nous voulons prendre un « vrai café italien », dont nous nous souviendrons longtemps : un « fond de tasse » que l’on ose même pas sucrer (au départ) mais qui est tellement fort que l’on finit bien par le faire, il n’y a qu’en Italie que l’on boit cela…j’en aurais bien pris 2 ou 3 pour en profiter pleinement…Le temps de déjeuner et le temps a changé, fini la pluie, qui aura duré que quelques minutes, retour du soleil. Nous repartons rassasiés et après quelques photos devant le très joli bureau des guides de Courmayeur, on entame notre dernière montée vers le refuge Bertone (1989 m), il nous faut remonter pour cela 760 mètres de dénivelé positif. 

Courmayeur et sa  maison des guides
Courmayeur et sa  maison des guides

Courmayeur et sa maison des guides

Le soleil est revenu et avec lui la chaleur également, les premiers mètres sont pénibles car outre la digestion, il faut gérer l’arrêt d’une heure et quart qui nous a « refroidis » musculairement, il faut remettre les machines en route ! La pente augmente au fur et à mesure que nous avançons, dans une épaisse forêt, tout en appréciant l’ombre qu’elle procure. Nous avalons finalement les 760 m de dénivelé en 1h 15, trempés de sueur à l’arrivée mais heureux d’en terminer tout de même. Cette étape aura été l’une des plus courte en distance (22.8 km) et en dénivelé positive (1450 m) pour une durée totale de 7h 18’. Cette fois-ci, nous ne prenons pas tout de suite notre bière « réparatrice » mais nous nous installons sur des chaises pliantes situées en balcon sur la vallée de Courmayeur que nous dominons désormais, perchés à près de 2000 m d’altitude. Il faut également étendre nos vêtements trempés par la sueur produite pendant notre montée « express ». Séquence photos et il ne nous reste plus qu’à attendre nos compagnons de rando qui finissent tous par arriver progressivement, ils ont dû également faire une halte à Courmayeur avant de monter…

Vue de la vallée de Courmayeur et Mont Chetif depuis refuge Bertone
Vue de la vallée de Courmayeur et Mont Chetif depuis refuge Bertone
Vue de la vallée de Courmayeur et Mont Chetif depuis refuge Bertone

Vue de la vallée de Courmayeur et Mont Chetif depuis refuge Bertone

Nous prenons ensuite notre bière, notre douche d’eau chaude « à 2 € chacun » et puis nous attendons le diner, avec au menu un bon plat de pennes en entrée (bienvenue en Italie…), suivi par un gâteau de polenta recouvert de fromage associé à une daube en sauce délicieuse ! Le dessert sera tout aussi délicieux, une tarte avec confiture de myrtille…Coté voisins de table, nous sommes avec des allemands qui ne savent pas parler anglais ni français (bizarre, je pensais que tous les allemands savaient parler l’anglais), je ne peux donc pas échanger le moindre mot avec eux, c’est Quentin qui arrive à discuter « un peu » avec eux car il a fait quelques années d’allemand au collège puis au lycée. Il ne me reste pas grand-chose de mes 2 années d’Allemand au collège, il y a …36 ans de cela ! Aucune discussion possible avec eux et j’avoue que c’est assez frustrant…mais bon, Quentin s’en est bien sorti visiblement même s’il m’avouera que comme l’Anglais, il lui manque la pratique de l’oral. La fin de la soirée se terminera sur les hauteurs au-dessus du refuge face au Mont Blanc et toute sa chaine « côté italien », je ne veux pas rater le coucher de soleil…Les nuages persistants sur les sommets me font douter sur la réussite de ces photos mais ils finiront cependant par disparaitre (sauf sur la cime de la Dent du Géant qui restera bouchée) et je prends de multiples clichés, que c’est beau !

Féérie de lumière avec le soleil qui joue "à cache-cache" avec les nuages sur les sommets !
Féérie de lumière avec le soleil qui joue "à cache-cache" avec les nuages sur les sommets !
Féérie de lumière avec le soleil qui joue "à cache-cache" avec les nuages sur les sommets !
Féérie de lumière avec le soleil qui joue "à cache-cache" avec les nuages sur les sommets !
Féérie de lumière avec le soleil qui joue "à cache-cache" avec les nuages sur les sommets !
Féérie de lumière avec le soleil qui joue "à cache-cache" avec les nuages sur les sommets !
Féérie de lumière avec le soleil qui joue "à cache-cache" avec les nuages sur les sommets !

Féérie de lumière avec le soleil qui joue "à cache-cache" avec les nuages sur les sommets !

La nuit sera moins calme que d’habitude, nous sommes dans un dortoir beaucoup plus grand (environ 40 personnes) et outre les odeurs qui obligeront la gardienne à venir enlever les chaussures de montagne des randonneurs du dortoir (!), ce sont bien évidemment les ronflements mais aussi, fait plus inhabituel, les voix d’enfants qui auront fait des cauchemars… Heureusement que je suis équipé de boules quiès !

Mercredi 5 août - 4° JOUR -

Réveil 6h15 pour un rendez-vous avec le lever du soleil au même endroit que la veille mais ce matin, pas un nuage dans le ciel, une clarté exceptionnelle et tous les sommets attendant leur « allumage » par le soleil. Il ne tarde pas, il commence par éclairer le sommet du Mont-Blanc, puis celui de Courmayeur, les couleurs sont superbes, un rouge vif virant progressivement au rose puis au jaune…C’est au tour de la Dent du Géant, bien visible ce matin, des Grandes Jorasses et des glaciers qui descendent de ces sommets mythiques, je mitraille avec mon appareil photo mais il faut faire vite, l’évolution des couleurs est impressionnante et le rose finit par laisser place au jaune. Je ne suis bien sûr pas seul devant ce « balcon du Mont Blanc », le couple mère/fille rencontré l’avant-veille est présent, de même le papy parisien avec sa fille, nous redescendons tous au refuge, émerveillés par ce spectacle que seuls les « lève tôt » auront pu admirer…

Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone
Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone

Lever de soleil magique sur Mt Blanc, Dent du Géant, Grandes Jorasses, Mont Chétif,...depuis les hauteurs du refuge Bertone

Réveil pour Quentin et après un bon petit déjeuner, place à une étape beaucoup plus longue, avec en point d’orgue l’ascension du Grand Col Ferret, marquant la frontière entre l’Italie et la Suisse, nous dormirons donc en Suisse a l’issue de cette nouvelle journée.

Nous attaquons cette étape par une montée très raide au-dessus du refuge afin d’évoluer sur des crêtes du Mont de la Saxe

Quentin a déjà très chaud pour ce début de journée sur crêtes du Mont de Saxe !
Quentin a déjà très chaud pour ce début de journée sur crêtes du Mont de Saxe !
Quentin a déjà très chaud pour ce début de journée sur crêtes du Mont de Saxe !
Quentin a déjà très chaud pour ce début de journée sur crêtes du Mont de Saxe !

Quentin a déjà très chaud pour ce début de journée sur crêtes du Mont de Saxe !

Après 1h30 de marche, arrivée à la Tête Bernada (2534 m). Nous faisons une pause photos devant un belvédère encore fabuleux devant les Grandes Jorasses et les glaciers qui en descendent côté italien puis nous enchainons avec la Tête de la Tronche (2584 m) avant de redescendre au col Sapin, 150 m plus bas. 

Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin
Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin
Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin
Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin
Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin
Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin
Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin
Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin

Depuis Tête Bernada, Tête de la Tronche, Col Sapin

Nous repartons à la montée en direction du col d’Entre deux sauts (2524 m) qui va déboucher sur le vallon de Malatra, la descente de ce vallon nous conduit juste au-dessus du refuge Bonati, que l’on évitera via un sentier en balcon.

Grandes Jorasses depuis col d'Entre deux Sauts

Grandes Jorasses depuis col d'Entre deux Sauts

 Au terme d’une longue progression en balcon et d’une descente interminable, nous arrivons enfin à Arnuva (1776 m) en fond du Val Ferret italien où une pause bien méritée s’impose avant d’attaquer la montée au refuge Elena et prendre notre déjeuner.

Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !
Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !
Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !
Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !
Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !
Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !
Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !
Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !
Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !

Pendant descente dans vallon de Malatra vers Arnuva : Val Ferret italien jusqu'au col de la Seigne !

Nous retrouvons « la civilisation » avec un camping et des voitures partout…il fait très chaud et la montée au refuge Elena se fait sans abri du soleil qui tape très fort. Nous sommes très heureux d’arriver au refuge et nous nous installons juste en face pour une grosse pause déjeuner (1h24’!) puis nous descendons au refuge pour prendre un café, c’est un véritable « restaurant pour touristes » grâce à son accessibilité en voiture, non loin de notre dernière halte à Arnuva.

Quentin au refuge Elena
Quentin au refuge Elena

Quentin au refuge Elena

Puis il faut repartir, on s’attaque à un autre col mythique de ce TMB, le Grand Col Ferret (2537 m), qui va nous faire changer de pays au sommet, col frontière entre l’Italie et la Suisse. Nous avons 483 m de dénivelée, il fait chaud mais l’ascension est soutenue, au bout de 44 minutes, nous apercevons le sommet, et avant celui-ci, je montre à Quentin 2 vététistes qui montent avec leur VTT sur le dos ! Certainement pas très confortable, d’habitude, ils le font rouler à côté d’eux, mais sur le dos, c’est bien la première fois que je voyais cela !

Pendant la montée vers le Grand Col Ferret
Pendant la montée vers le Grand Col Ferret

Pendant la montée vers le Grand Col Ferret

 

Nous arrivons au col et toujours cette excitation de découvrir « l’autre côté », renforcée par l’idée de basculer sur notre 3° pays de ce périple… Au sommet, une vue magnifique mais honnêtement un peu déçu de ne pas apercevoir plus de sommets…Je pensais voir tous les 4000 du Mont Rose, le Cervin, le Grand Combin,…et bien ce sera « seulement » ce dernier qui est certes très joli mais pas de Mt Rose ni de Cervin…La vue est cependant très impressionnante, nous pouvons voir quasiment tout notre parcours depuis que nous avons basculé en Italie car le col de la Seigne est visible tout au fond de la vallée de la Lée Blanche avec toujours l’immense glacier de Miage et ses 2 lobes.

Quentin arrive au col frontière Italo-Suisse et la vue de tout notre itinéraire coté Italien est visible depuis le col de la Seigne au fond  !
Quentin arrive au col frontière Italo-Suisse et la vue de tout notre itinéraire coté Italien est visible depuis le col de la Seigne au fond  !

Quentin arrive au col frontière Italo-Suisse et la vue de tout notre itinéraire coté Italien est visible depuis le col de la Seigne au fond !

Nous passons 35 minutes au col, on enchaine les photos depuis le col mais aussi en remontant de chaque côté de ce col où nous prenons des pauses sur des rochers surplombant le vide, de multiples glaciers (Pré Bar, Triolet, Dolent,…). Je fais remarquer à Quentin un sommet emblématique de ce TMB, il s’agit du Mont Dolent (3823 m) qui a une particularité unique : les frontières des trois pays traversés (France-Italie-Suisse) se rejoignent au sommet !

Me voici devant le Mont Dolent, sommet frontière des 3 pays ; France-Italie-Suisse ; Zoom sur ce sommet emblématique du massif du Mont Blanc
Me voici devant le Mont Dolent, sommet frontière des 3 pays ; France-Italie-Suisse ; Zoom sur ce sommet emblématique du massif du Mont Blanc

Me voici devant le Mont Dolent, sommet frontière des 3 pays ; France-Italie-Suisse ; Zoom sur ce sommet emblématique du massif du Mont Blanc

Petit diaporama de toutes les photos prises pendant ces 35 minutes passées à contempler et admirer ces paysages somptueux...

Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC
Tour du MONT-BLANC

 Il faut repartir…

Nous basculons donc en Suisse avec une longue descente dans le Val Ferret suisse (466 m de dénivelée négative) qui nous conduit à La Peule, ferme auberge où les touristes peuvent dormir dans des yourtes

La Peule en Suisse...la descente depuis le Grand Col Ferret a laissée des traces et il fait chaud !
La Peule en Suisse...la descente depuis le Grand Col Ferret a laissée des traces et il fait chaud !
La Peule en Suisse...la descente depuis le Grand Col Ferret a laissée des traces et il fait chaud !

La Peule en Suisse...la descente depuis le Grand Col Ferret a laissée des traces et il fait chaud !

 L’étape commence à être longue, il nous reste à rallier l’auberge de la Léchère par un sentier en balcon très « bucolique », un dernier raidillon pour l’atteindre et nous pouvons enfin poser les sacs à dos. Il est 17h, cette fois-ci, la bière est notre première priorité tant il fait chaud et…soif !

Le Val Ferret Suisse pendant notre descente vers LA Léchère

Le Val Ferret Suisse pendant notre descente vers LA Léchère

L’avantage d’une auberge par rapport à un refuge est qu’elle est bien plus « confortable » et avec une fréquentation bien moins importante, contrepartie évidente, son prix, bien plus élevé…Mais au moins, nous avons pris une douche avec de l’eau chaude sans supplément et à volonté ! De plus, nous ne serons que 4 dans le dortoir, je trouve qu’il y a peu de monde pour une auberge sur le TMB mais la fin de journée et la soirée allait me fournir des explications : l’ambiance n’est pas très conviviale, pas de communication avec la responsable, très distante et froide…Heureusement que la douche était chaude, elle, réparatrice après une étape aussi longue et sous une chaleur écrasante…

Nous sommes avec nos « compagnons de chambrée » pour le diner, des allemands qui ne parlent pas un mot de français ni d’anglais…et qui ne font aucun effort pour engager une quelconque discussion, occupés à pianoter sur leurs portables respectifs. Nous retraçons notre étape du jour avec Quentin, une des plus longues de notre Tour : 29,3 km avec une dénivelée positive de 1935 m et négative de 2205 m. Notre étape aura duré 9h19’, avec de nombreux arrêts pour pauses photos, déjeuner,…mais nous avons tellement pris du plaisir ! Le menu fut sobre avec une soupe, du rôti de porc avec des pommes de terre « vapeur » et de la confiture d’abricot avec chantilly. Au vu de l’ambiance, nous ne trainons pas pour nous coucher car la plus grosse étape de ce TMB nous attend le lendemain…

Jeudi 6 août - 5° JOUR -

Après une bonne nuit de sommeil, nous quittons l’auberge après le petit déjeuner à 7h40. La plus grosse et plus longue étape de notre TMB nous attend…Plus de 30 km avec en prime l’ascension de la « Fenêtre d’Arpette », un col qui culmine à 2665 m d’altitude, au-dessus du glacier de Trient. Mais avant cela, une très longue descente de 12,5 km à effectuer jusqu’à Issert, le point « bas » de cette étape (1055m). La plupart des accompagnateurs du TMB « encouragent fortement » ceux qu’ils encadrent de « zapper » ce parcours en leur proposant de prendre une navette…mais pas question de les imiter, ce TMB sera un Tour intégral pour nous ! Et finalement, cette longue descente vers Issert via la Fouly n’a pas été si monotone que cela, entre traversée de mini forêts, de petits villages typiques du Valais…le côté moins intéressant fut sans nul doute la « disparition » des glaciers et autres sommets du Massif car en fond de vallée, difficile de voir tout cela ! Et puis sur certaines portions, heureusement très réduites, la proximité avec la route que nous avons dû parfois traverser pour rejoindre un autre sentier.

Torrent de la Drance de Ferret pendant descente vers La Fouly, quelques gros plans qui attestent de notre plaisir à faire ce TMB !
Torrent de la Drance de Ferret pendant descente vers La Fouly, quelques gros plans qui attestent de notre plaisir à faire ce TMB !
Torrent de la Drance de Ferret pendant descente vers La Fouly, quelques gros plans qui attestent de notre plaisir à faire ce TMB !
Torrent de la Drance de Ferret pendant descente vers La Fouly, quelques gros plans qui attestent de notre plaisir à faire ce TMB !

Torrent de la Drance de Ferret pendant descente vers La Fouly, quelques gros plans qui attestent de notre plaisir à faire ce TMB !

La remontée sur Champex a vraiment marqué le « début » de cette étape, au sens montagnard du terme : cette station pittoresque se situant à 1466 m d’altitude est nichée autour d’un magnifique lac alpin, elle est considérée comme une des plus belles stations du Valais, elle est même appelée « le petit Canada ». Ces 400 m de montée pour y arriver furent très agréables, entre statues d’animaux en bois sculpté et points de vue en pleine forêt lors de trouées tout au long du parcours. Le Lac est effectivement très joli et notre parcours de marche sur les bords du lacs avec des massifs de fleurs ont été l’occasion de faire de belles photos. 

Champex le lac
Champex le lac
Champex le lac
Champex le lac
Champex le lac

Champex le lac

Le passage devant une épicerie à la sortie de la ville avec ses étals de fruits et légumes m’a incité à y entrer, mais plutôt que d’y acheter des tomates (ma première envie), c’est avec une baguette de pain et…un gros morceau de fromage (+ quelques cartes postales) que j’en suis ressorti ! Envie de bien manger pour cette grande étape, mais avant cela, direction le Val d’Arpette à la sortie de Champex, pour une longue montée jusqu’à sa « fenêtre », il faut avaler 1300 mètres de dénivelée positive.

Vue sur le lac au début de l'ascension du Val d'Arpette
Vue sur le lac au début de l'ascension du Val d'Arpette

Vue sur le lac au début de l'ascension du Val d'Arpette

Le début de l’ascension a été plutôt sympathique, avec une curiosité encore jamais visualisée jusqu’alors : un torrent « canalisé » le long de notre sentier, ceci en pleine forêt ! Puis, au fur et à mesure de l’ascension, la pente se fait de plus en plus raide et la forêt laisse sa place aux rochers et autres pierriers que nous « escaladons » sans trop de peine. Après 900 m de montée, on décide de faire la pause déjeuner car il faut reprendre des forces pour les 400 derniers mètres qui s’annoncent très raides au vu du sommet juste devant nous ! A peine installés en mode « séchage » tee-shirt et chaussettes, nous dévorons la baguette avec nos boites de salades de riz/pates habituelles et en « dessert » le fromage, excellent ! A croire que des odeurs de fromage ont incité un trailer à venir s’installer juste à côté de nous pour prendre une collation avant de repartir dans la même direction que la nôtre…le temps pour nous de discuter avec lui, il fait un TMB en version trail…

Nous repartons également après notre repas frugal mais lourd à digérer ! Surtout que la fenêtre d’Arpette ne se laisse pas grimper facilement...Entre immenses pierriers et pentes très très raides, les 100 derniers mètres de dénivelée furent vraiment très difficiles, rarement vu cela…A tel point que nous avons dû prendre un gel énergétique « coup de fouet » (c’est son nom) pour finir l’ascension. Ce sera la seule fois que nous aurons recours à ce gel que nous prenons généralement lors de longues courses à pied type marathon, produit à base de sucres et vitamines qui permet de nous « booster » sans nous doper bien sûr ! Et ce ne sont pas les randonneurs que nous avons croisé qui démentiront le côté difficile de ce parcours, certains ayant même du mal à trouver le « bon » chemin de descente tant la pente était importante et les rochers à contourner (ou pas) tout aussi importants en taille qu’en nombre. Je me demande à cet instant de l’ascension comment sera le sentier de la descente de l’autre côté du col…

Aiguille et glacier d'Arpette puis fenêtre d'Arpette (notre objectif) pendant l'ascension
Aiguille et glacier d'Arpette puis fenêtre d'Arpette (notre objectif) pendant l'ascension
Aiguille et glacier d'Arpette puis fenêtre d'Arpette (notre objectif) pendant l'ascension
Aiguille et glacier d'Arpette puis fenêtre d'Arpette (notre objectif) pendant l'ascension

Aiguille et glacier d'Arpette puis fenêtre d'Arpette (notre objectif) pendant l'ascension

Nous arrivons finalement à la fenêtre d'Arpetter et la récompense fut à la hauteur des efforts déployés pour y arriver : des paysages époustouflants !

Entre la vue sur les 2 vallées, celle de notre montée et celle de notre future descente (toute aussi aérienne que la montée !), entre le belvédère impressionnant et presque incroyable au-dessus du glacier de Trient, entre les prises de photos de tout cela et d’autres prises sur des rochers « au dessus du vide », quel régal 

Notre itinéraire de montée depuis le sommet...
Notre itinéraire de montée depuis le sommet...
Notre itinéraire de montée depuis le sommet...

Notre itinéraire de montée depuis le sommet...

Notre itinéraire de descente depuis le sommet...avec un zoom sur le lac et barrage d'Emosson
Notre itinéraire de descente depuis le sommet...avec un zoom sur le lac et barrage d'Emosson
Notre itinéraire de descente depuis le sommet...avec un zoom sur le lac et barrage d'Emosson

Notre itinéraire de descente depuis le sommet...avec un zoom sur le lac et barrage d'Emosson

Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT
Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT
Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT
Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT
Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT
Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT
Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT
Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT
Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT

Diaporama de photos au dessus du Glacier du Trient et sur rocher "en bec d'oiseau" dans le vide...GEANT

 Nous sommes restés très longtemps au sommet (50 minutes) pour en profiter encore et toujours mais aussi pour repousser l’échéance de la descente qui parait délicate…Et comme le monde est décidément petit, nous engageons la conversation avec un couple « mère/fille » après notre séance photos en balcon « aérien » au-dessus du glacier, elles sont d’Albertville et font une partie du TMB en autonomie complète (nuit sous la tente). Quand la mère me demande d’où l’on vient, je lui indique « entre Lyon et Grenoble » car je me doute bien que lui donner le nom de mon village ne lui servira à rien ! Et bien non, elle connait notre coin « perdu » car à sa demande, j’affine notre position « vers La Tour du Pin » puis « à côté de Biol » et elle me dit « Je connais bien cette région du Nord Isère, ma meilleure amie est instit dans l’école privée du village » ! Et bien, comme rencontre insolite, à 2665 m d’altitude, on ne fait pas mieux…Le monde est petit !

Après ces échanges, on décide de redescendre mais dans notre euphorie de cette étape, une erreur a été commise, celle de ne pas avoir fait l’appoint d’eau à Champex : Quentin n’a plus une goutte au col, et il ne me reste pour ma part que l’équivalent d’un grand verre d’eau…Je partage ces quelques gouttes restantes avant de descendre mais je sais que cela ne suffira pas au vu du dénivelé négatif qu’il nous reste à effectuer (1365 m), ceci sous une chaleur étouffante déjà à cette altitude !

Il y a bien le torrent issu du glacier de Trient mais il est très bas et donc inaccessible, au moins pendant les 2 heures de descente, on décide de descendre et d’aviser en cours de route… Les premiers 100 mètres de descente furent difficiles tant la pente était forte mais contrairement à l’itinéraire de montée, ce ne sont pas des gros rochers de ce côté-là mais de la caillasse et de la terre qui rend cette descente glissante et donc dangereuse, heureusement que les bâtons étaient là pour assurer des appuis supplémentaires !

Au fur et à mesure de notre descente sur Trient, le décor change, on retrouve de la végétation, de la verdure et…un petit ruisseau qui sort de terre comme la providence ! Quentin se jette dessus pour se désaltérer et remplir sa poche de cette eau fraiche. J’hésite à l’imiter car je ne veux pas tomber malade en cas de « pollution » animale (ou autre) mais ma soif grandissante finit par me convaincre de faire de même et je m’abreuve de cette eau si importante pour continuer…Comme un coup de fouet, cet arrêt boisson nous fait repartir de plus belle dans cette descente qui devient longue et on commence à voir « grossir » le fond de vallée que l’on voyait à peine du col, cette « fenêtre » que je prends en photo comme pour immortaliser ce point si haut désormais !

Glacier du Trient et Fenêtre d'Arpette pendant notre descente de cette "fenêtre"
Glacier du Trient et Fenêtre d'Arpette pendant notre descente de cette "fenêtre"
Glacier du Trient et Fenêtre d'Arpette pendant notre descente de cette "fenêtre"
Glacier du Trient et Fenêtre d'Arpette pendant notre descente de cette "fenêtre"

Glacier du Trient et Fenêtre d'Arpette pendant notre descente de cette "fenêtre"

 Nous arrivons au terme d’une très longue descente à Trient, petite village suisse qui a une particularité : celle d’avoir une église toute rose ! Nous traversons le village pour atteindre finalement notre but final, l’auberge du Mont-Blanc. Nous sommes trempés de sueur, fatigués par cette étape qui est comme prévu la plus longue et difficile de notre tour : 9h52’ pour 31 km, 1800 m de dénivelée positive et 2240 de dénivelée négative.

Arrivée à Trient et sa pittoresque église rose...
Arrivée à Trient et sa pittoresque église rose...
Arrivée à Trient et sa pittoresque église rose...
Arrivée à Trient et sa pittoresque église rose...
Arrivée à Trient et sa pittoresque église rose...

Arrivée à Trient et sa pittoresque église rose...

L’auberge du Mont-Blanc est tout l’inverse de celle de la veille (La Léchère), une vraie ruche ! Des vêtements qui sèchent sur plusieurs étages de l’auberge (qui en comptent 3), des randonneurs qui grouillent à l’extérieur, à l’intérieur…On nous montre notre dortoir et nous tombons avec une équipe de …10 coréens qui ont littéralement « occupé » le dortoir ! Il y a des vêtements qui sèchent partout, sur les balcons, sur les tables, des sacs à dos de tous les côtés, ils font des va et vient incessants, heureusement, ils parlent anglais…Ils nous accueillent très simplement et gentiment, et nous avons 2 lits superposés qu’ils débarrassent, encombrés par leurs multiples affaires, une vraie ménagerie ! Nous allons nous doucher puis après avoir étendu nos vêtements « à la coréenne » sur le balcon nous descendons au bar pour apprécier notre bière quotidienne sur la terrasse bondée… 

L'auberge du Mont-Blanc

L'auberge du Mont-Blanc

 

L’auberge est complète, nous discutons avec nos compagnons coréens avant le dîner, ils terminent leur TMB le lendemain après 10 jours de randonnée mais ils sont guidés par des accompagnateurs. Il y a d’ailleurs d’autres groupes comme eux, des coréens également, mais bien d’autres nationalités présentes dans cette auberge !

Coucher de soleil sur glacier du Trient depuis auberge du mont Blanc
Coucher de soleil sur glacier du Trient depuis auberge du mont Blanc

Coucher de soleil sur glacier du Trient depuis auberge du mont Blanc

Nous dînons avec un couple d’italiens puis 3 anglais (le père avec sa fille et son fils) qui débarquent à notre table 20 minutes après le début du dîner, ils passent directement à table après leur arrivée, le père nous raconte qu’ils ont débuté leur tour ce jour depuis Chamonix et qu’ils ont fait une étape de 12 h pour arriver à l’auberge. Sa fille est complètement épuisée et ne mangera quasiment rien, elle est très mal en point, trop difficile pour elle visiblement et le lendemain, il doivent faire l’étape que nous avons fait aujourd’hui dans l’autre sens (ils sont les rares randonneurs à faire le TMB dans ce sens, fidèles à leur réputation d’anglais…) mais il termineront à Champex…Malgré les 15 km de moins que nous (ils ne feront pas la descente à Issert ni la remontée vers la Léchère), j’ai du mal à croire que la fille va passer la fenêtre d’Arpette ! Notre dîner se poursuit, nous sommes dans une très grande salle qui est pleine, et où il règne un brouhaha continu pénible pour nos oreilles, on a même du mal à communiquer avec nos voisins de table ! Après un bon potage accompagné de fromage, nous enchaînons avec salade de crudités, émincé de porc et riz accompagné d’une sauce sublime…et à volonté ! Une glace décorée à l’effigie du drapeau suisse en dessert, fiers d’être suisses à Trient…

Un bref passage au salon où de confortables canapés nous attendent, un confort qui jure avec le côté exigüe des dortoirs…et là je retrouve la fille anglaise épuisée sur un canapé, elle sanglote au téléphone, elle est avec sa mère et lui raconte sa journée…Je ne saurai jamais la suite de leur périple, il a dû être pénible pour le père qui ne pense qu’à « crapahuter » en traînant ses enfants avec lui sans vraiment se soucier de leur différence de condition physique…erreur !

Nous nous couchons vers 22h alors que certains coréens sont encore au bar en train de « siroter » des pintes de bière…ils arrosent déjà la fin de leur TMB ! Je n’ai jamais autant apprécié les boules quiès que cette nuit-là, le chef coréen est même allé jusqu’à en proposer à Quentin car il sait que ses compagnons sont bruyants et je confirme ! Ils ont gâté mon fils, bonbons, biscuits,…un vrai chouchou pour eux ! Et puis, à 4h50 du matin, je suis réveillé par une mélodie « typiquement » asiatique ! Ils se lèvent déjà ?? Non, fausse alerte, l’un d’entre eux s’est trompé d’horaire ! Même avec les boules quiès, il m’ a réveillé…Bon, je me rendort non sans mal et puis à 6h, à nouveau une puis deux puis trois mélodie du même type, cette fois ci c’est la bonne , impossible de rester au lit avec le vacarme qu’ils font…sauf pour Quentin qui dort à poings fermés et sans bouchons dans les oreilles !! Je le laisse encore dormir, nous avons un peu de temps pour cette étape qui nous conduira au lac Blanc.

Vendredi 7 août - 6° JOUR -

Réveil 6h, les coréens s’affairent pour rassembler tout leur matériel ils en ont tellement, ils sont très bien équipés avec sièges pliables (!), cantines, fils d’étendage, ..., impressionnant. Quentin fait surface, prise du petit déjeuner au milieu d’un nombre toujours important de randonneurs puis après un dernier passage en dortoir pour récupérer notre sac, nous descendons au rez de chaussée de l’auberge, et là, un « spectacle » inattendu : tous les groupes de coréens entament un échauffement collectif alignés pour certains, en cercle pour d’autres ! Notre groupe de 10 coréens obéit aux ordres du chef, ils sont en cercle, j’immortalise la scène par des photos…Puis avant un départ qui sera « collectif », chaque groupe déroule « sa » banderole où l’on voit le TMB avec la description imagée et commentées des 3 pays traversés, écrit en anglais et en coréen, ils sont très fiers de leur TMB ! Ils posent pour une photo de leur groupe derrière cette banderole, je les prends et je ne suis pas le seul à le faire, quel folklore ! Puis à ma grande surprise, le chef me fait signe de les rejoindre, mon fils et moi pour une photo avec eux, ils semblent très heureux et fiers faire une photo avec nous et nous le sommes tout autant qu’eux ! 

Lever de soleil sur glacier du Trient
Lever de soleil sur glacier du Trient

Lever de soleil sur glacier du Trient

Echauffement collectif pour nos compagnons de chambrée ! Quentin est devant ce spectacle comme nous tous ...Puis pause photo pour le groupe de coréens devant leur banderole TMB
Echauffement collectif pour nos compagnons de chambrée ! Quentin est devant ce spectacle comme nous tous ...Puis pause photo pour le groupe de coréens devant leur banderole TMB
Echauffement collectif pour nos compagnons de chambrée ! Quentin est devant ce spectacle comme nous tous ...Puis pause photo pour le groupe de coréens devant leur banderole TMB
Echauffement collectif pour nos compagnons de chambrée ! Quentin est devant ce spectacle comme nous tous ...Puis pause photo pour le groupe de coréens devant leur banderole TMB

Echauffement collectif pour nos compagnons de chambrée ! Quentin est devant ce spectacle comme nous tous ...Puis pause photo pour le groupe de coréens devant leur banderole TMB

Nous partons groupés pour le col de la Balme, nous sommes au moins une quarantaine à partir ensemble, quelle procession en quittant ce village de Trient…inoubliable…

Nous distançons progressivement le groupe qui s’étire, ils ne vont évidemment pas au même rythme que nous car ils sont bien plus chargés et n’ont pas la même condition physique non plus. Au menu de ce sixième jour, un premier col (La Balme) qui va nous remmener en France, une descente à Tré la Champ avant de monter au lac Blanc et son refuge via le col des Montets.

La "procession" des randonneurs du TMB au départ de Trient !
La "procession" des randonneurs du TMB au départ de Trient !

La "procession" des randonneurs du TMB au départ de Trient !

Nous arrivons au col de la Balme, frontière franco-suisse, au terme d’une montée régulière de 900 m depuis notre lieu de départ, retour en France, nous découvrons un nouveau belvédère sur tout le massif du Mont Blanc, superbe …je prends quelques photos mais je dois changer mon 2° jeu de piles, il ne m’en reste qu’un seul jeu et il reste encore 2 jours de rando…sauf que ce 3° et dernier jeu m’a joué un sale tour…je prends 3 photos et « rideau » ! Les piles n’ont pas tenu la charge, je n’ai plus la possibilité de prendre d’autres photos, quelle immense déception et frustration ! A tel point que nous envisageons de descendre dans la vallée avec un télésiège pour acheter des piles, il y a une station d’arrivée non loin du col, nous la rejoignons et nous nous renseignons auprès du guichetier : la gare de départ du bas ne nous donnera pas la possibilité d’acheter quoi que ce soit, il faudrait encore prendre un autre moyen de locomotion pour descendre encore plus bas dans la vallée…Après réflexion, j’y renonce, la mort dans l’âme…je me rends compte à ce moment très précis que la prise de photos fait partie de mes plaisirs de randonneur, la fin de ce TMB se fera donc avec ce plaisir en moins. Quentin a bien une fonction appareil photo sur son téléphone mais je sais que ses performances ne sont pas comparables avec celles de mon appareil, ne serait-ce que sa fonction zoom…Mais bon, je m’en contenterai pour ces 2 derniers jours, tout en continuant de pester sur ce jeu de piles défaillant (qui est passé directement à la poubelle par ailleurs !).

Depuis le col de la Balme : Aiguille Verte, Drus, Mont Blanc...SUPERBE
Depuis le col de la Balme : Aiguille Verte, Drus, Mont Blanc...SUPERBE
Depuis le col de la Balme : Aiguille Verte, Drus, Mont Blanc...SUPERBE
Depuis le col de la Balme : Aiguille Verte, Drus, Mont Blanc...SUPERBE
Depuis le col de la Balme : Aiguille Verte, Drus, Mont Blanc...SUPERBE

Depuis le col de la Balme : Aiguille Verte, Drus, Mont Blanc...SUPERBE

Nous revenons au col de la Balme puis, après une légère remontée en direction du Mont Bréchat, nous effectuons une descente vers le col des Posettes (1997 m) puis une bonne montée nous conduit à l’Aiguillette des Posettes (2201 m) où nous décidons de déjeuner car cette Aiguillette est vraiment un joli belvédère sur le Massif du Mont Blanc : Aiguille Verte, Drus, Glacier du Tour, Aiguilles de Chamonix et bien sûr le Mont Blanc. Il y a beaucoup de monde sur ce point de vue mais les télésièges ne sont pas très loin et donc l’accessibilité y est facilitée…

Au dessus du col de la Balme, avant col des Posettes
Au dessus du col de la Balme, avant col des Posettes

Au dessus du col de la Balme, avant col des Posettes

Col des Posettes, Aiguillette des Posettes, belvédères superbes sur le massif du Mont Blanc
Col des Posettes, Aiguillette des Posettes, belvédères superbes sur le massif du Mont Blanc
Col des Posettes, Aiguillette des Posettes, belvédères superbes sur le massif du Mont Blanc
Col des Posettes, Aiguillette des Posettes, belvédères superbes sur le massif du Mont Blanc
Col des Posettes, Aiguillette des Posettes, belvédères superbes sur le massif du Mont Blanc
Col des Posettes, Aiguillette des Posettes, belvédères superbes sur le massif du Mont Blanc

Col des Posettes, Aiguillette des Posettes, belvédères superbes sur le massif du Mont Blanc

Notre déjeuner avalé, nous repartons pour une longue descente vers Tré-la-Champ, le sentier est très agréable au départ car nous suivons une crête, les Frettes, et les vues de chaque côté sont superbes. Puis la poursuite de cette descente nous conduit dans la forêt de la Montagne des Posettes où l’ombre qu’elle nous procure est bien appréciable tant il fait chaud pour cet avant dernier jour. 

Pendant descente vers col des Montets via Tré-la-Champ sur le sentier des Frettes
Pendant descente vers col des Montets via Tré-la-Champ sur le sentier des Frettes
Pendant descente vers col des Montets via Tré-la-Champ sur le sentier des Frettes

Pendant descente vers col des Montets via Tré-la-Champ sur le sentier des Frettes

Cette longue descente nous conduit à son terme vers la route qui monte au col des Montets, nous prenons cette direction car je souhaite monter au lac Blanc en empruntant le Grand Balcon Sud via le col et puis Quentin me réserve encore une surprise, il n’a plus d’eau !!

Heureusement, le col n’est pas très loin, nous l’atteignons rapidement, il y un chalet d’accueil (avec point restauration rapide) et nous pouvons faire l’appoint d’eau pour cette dernière ascension vers le lac Blanc qui va se faire en plein soleil.

Au fur et à mesure de notre montée, les montagnes et leurs glaciers des dévoilent à nouveau, nous sommes dans le Massif des Aiguille Rouges et le point de vue sur toute la chaine du Mont Blanc est vraiment magnifique, tout le massif est devant nous avec tout en bas la vallée Blanche et Chamonix en point de mire. Comme prévu, il fait très chaud mais nous apprécions de pouvoir profiter d’un nouveau belvédère à chaque bifurcation du sentier…Je prends bien quelques photos avec le portable de Quentin mais je suis tellement frustré de ne pas faire ces photos avec mon appareil que je me surprends à penser que je referai ce circuit pour les prendre ces photos !

Pendant notre montée au lac Blanc
Pendant notre montée au lac Blanc
Pendant notre montée au lac Blanc

Pendant notre montée au lac Blanc

 La poursuite de cette longue montée nous emmène aux lacs des Chéserys (2133 m), c’est une succession de lacs qui se succèdent au fur et à mesure de notre montée

Lacs de Chésérys, avant notre arrivée au Lac Blanc

Lacs de Chésérys, avant notre arrivée au Lac Blanc

Nous continuons l’ascension, la pente se fait de plus en plus raide, nous finissons même l’ascension vers le lac Blanc et son refuge avec des échelles ! Nous sommes à 2532m, il est 17h et nous avons terminé cette étape bouclée en 8h46’, nous avons effectué 24 km avec 2185 m de dénivelée positive et 1100 m de dénivelée négative. Avant de nous poser sur la terrasse du refuge, nous admirons le panorama « carte postale » des lieux : un lac d’un bleu turquoise d’où l’on peut admirer, en plus des reflets du soleil encore bien présent, tout le massif du Mont Blanc, un balcon remarquable, l’un des plus beaux pour moi !

Le Lac Blanc et son refuge, belvédère SOMPTUEUX sur le Mt Blanc, l'aiguille Verte, les Drus, les Grandes Jorasses, les aiguilles de Chamonix, l'aiguille du Midi ...Diaporama !
Le Lac Blanc et son refuge, belvédère SOMPTUEUX sur le Mt Blanc, l'aiguille Verte, les Drus, les Grandes Jorasses, les aiguilles de Chamonix, l'aiguille du Midi ...Diaporama !
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Le Lac Blanc et son refuge, belvédère SOMPTUEUX sur le Mt Blanc, l'aiguille Verte, les Drus, les Grandes Jorasses, les aiguilles de Chamonix, l'aiguille du Midi ...Diaporama !
Le Lac Blanc et son refuge, belvédère SOMPTUEUX sur le Mt Blanc, l'aiguille Verte, les Drus, les Grandes Jorasses, les aiguilles de Chamonix, l'aiguille du Midi ...Diaporama !
Le Lac Blanc et son refuge, belvédère SOMPTUEUX sur le Mt Blanc, l'aiguille Verte, les Drus, les Grandes Jorasses, les aiguilles de Chamonix, l'aiguille du Midi ...Diaporama !

Le Lac Blanc et son refuge, belvédère SOMPTUEUX sur le Mt Blanc, l'aiguille Verte, les Drus, les Grandes Jorasses, les aiguilles de Chamonix, l'aiguille du Midi ...Diaporama !

Puis nous prenons connaissance du règlement du refuge, nous devons laisser nos sacs au « sous-sol » avec possibilité de mettre certains de nos effets personnels de valeur dans un casier avec consigne par code secret, une première ! Ceci évite d’encombrer les dortoirs et puis le sous-sol est également le lieu des douches, lavabos,…tout est disponible et facilement accessible pour le randonneur sans avoir à monter et descendre dans les chambres, bien pensé finalement. Les dortoirs sont tous pleins, notre « accompagnatrice » nous demande si cela nous dérange de ne pas être dans le même dortoir, mais bien sûr que ça nous dérange ! Elle nous explique que nous serons pourtant côte à côte, en fait les dortoirs sont des boxs qui sont ouverts au niveau des lits superposés supérieurs, une fois dans notre lit, le lit de Quentin est effectivement à côté du mien, simplement délimité par une poutre entre les 2 cloisons des dortoirs. Nous installons nos draps puis nous redescendons vite à l’extérieur pour prendre notre bière habituelle en terrasse…quel lieu magique, paradisiaque, c’est vraiment incroyable de profiter de ce belvédère aussi magique et avec une météo idéale…Quentin veut se rapprocher du lac pour s’y baigner, l’eau est bien trop froide pour moi mais pas pour lui, il se jette dans le lac où de rares randonneurs s’y sont risqués ! Je trempe les jambes dans le lac mais je m’arrêterai à ce niveau, très bon pour la récupération musculaire cette eau très froide. Je prends en photo Quentin qui se baigne et qui prends vraiment du plaisir, d’autres l’imiteront mais pas très longtemps !

Baignade dans le lac Blanc( et glacé !) pour Quentin "le courageux"...
Baignade dans le lac Blanc( et glacé !) pour Quentin "le courageux"...
Baignade dans le lac Blanc( et glacé !) pour Quentin "le courageux"...
Baignade dans le lac Blanc( et glacé !) pour Quentin "le courageux"...

Baignade dans le lac Blanc( et glacé !) pour Quentin "le courageux"...

 Nous découvrons qu’il y a un autre lac en amont de ce lac, il est vraiment plus grand, très beau également mais il attire moins les randonneurs car il est plus éloigné du point de vue sur le Massif.

"L'envers" du lac Blanc
"L'envers" du lac Blanc
"L'envers" du lac Blanc
"L'envers" du lac Blanc
"L'envers" du lac Blanc

"L'envers" du lac Blanc

L’heure du diner arrive, il est déjà 19h, nous sommes à table avec 2 jeunes copains qui font le TMB et une famille d’Alsaciens en mode « touristes » avec le couple et 3 enfants adolescents qui sont émerveillés lorsque nous leur racontons notre périple qui touche à sa fin par ailleurs. Le père est tout aussi émerveillé et regrette de ne pas avoir pu le faire « quand il aurait pu » quelques années en arrière car il était dans notre région avant de s’expatrier pour son travail. Je lui indique qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser son rêve mais je pense que sa présence dans ce refuge traduisait certainement cette envie de renouer avec la montagne, tout en la faisant découvrir à toute sa famille. La mère semble plus tracassée par ses douleurs musculaires et de la difficulté pour arriver au refuge, elle n’est pas montagnarde …Le diner est très agréable, cela faisait longtemps que nous n’avions pas échangé en français avec nos voisins de table ! Au menu la traditionnelle soupe avec tome de Savoie que l’on coupe en fine lamelles, elles fondent dans la soupe chaude, un délice ! Nous enchainons avec un civet de viande de bœuf avec des pâtes, à volonté, un vrai régal ! Nous terminons avec une pâtisserie, nous avons très bien mangé, comme d’habitude sur ce Tour du Mont Blanc, que ce soit côté français comme côté italien ou suisse. Je fais remarquer à Quentin que c’est notre dernier diner et notre dernière nuitée en refuge…

Nous profitons pleinement de cette dernière nuit en altitude pour visualiser un superbe coucher de soleil sur le Mont Blanc avec toujours cette photo « carte postale » de son reflet sur le lac blanc, cela donne des photos mémorables…

Coucher de soleil au Lac Blanc...ENORME, MAGIQUE, EXCEPTIONNEL !
Coucher de soleil au Lac Blanc...ENORME, MAGIQUE, EXCEPTIONNEL !
Coucher de soleil au Lac Blanc...ENORME, MAGIQUE, EXCEPTIONNEL !
Coucher de soleil au Lac Blanc...ENORME, MAGIQUE, EXCEPTIONNEL !
Coucher de soleil au Lac Blanc...ENORME, MAGIQUE, EXCEPTIONNEL !
Coucher de soleil au Lac Blanc...ENORME, MAGIQUE, EXCEPTIONNEL !

Coucher de soleil au Lac Blanc...ENORME, MAGIQUE, EXCEPTIONNEL !

 Le temps passe, l’air froid provoqué par un petit vent glacial nous rappelle que nous sommes à plus de 2500 m d’altitude et que lorsque le soleil se couche, il faut rentrer. Ma dernière nuit aura été plus agitée que d’habitude non pas à cause du bruit mais à cause de la chaleur, nos lits étaient sous le toit du refuge et pas de fenêtre à proximité pour ventiler ! Une petite descente aux toilettes deux étages plus bas m’auront permis de respirer un peu mais difficile de se rendormir par la suite…J’avais programmé le réveil sur ma montre à 6h afin de voir ce que j’attendais depuis pas mal de temps : le lever de soleil en reflet sur le lac Blanc, Quentin m’avait demandé de le réveiller également pour le voir, seule et unique fois de notre périple où il me l’a demandé par ailleurs…

Samedi 8 août - 7° (et déjà dernier !) JOUR -

Réveil difficile au vu de cette nuit mouvementée mais tellement excité de voir ce lever de soleil, je m’habille dans le couloir pour ne pas réveiller ceux qui dorment encore et vite, dehors ! La clarté commence à se faire sur les sommets coté Est mais pas encore de soleil, je laisse Quentin prendre des photos avec son téléphone, il fait la fameuse image carte postale…L’eau du lac est calme, le reflet du massif est d’autant plus net, mais c’est tellement plus beau à voir de ses propres yeux…Je laisse Quentin au bord du lac et je vais me positionner sur un rocher qui surplombe le lac et qui m’offre une vue en balcon unique sur la vallée encore endormie de Chamonix et sur tout le massif qui me fait face…Je voudrais que le temps s’arrête pour figer à jamais ces images de rêve…La clarté augmente et avec elle les premiers rayons du soleil qui commencent à lécher les sommets, les couleurs changent de minute en minute, on passe du rouge foncé au rose puis au jaune, les glaciers sont à leur tour « allumés » par l’astre solaire, c’est tellement beau ! Je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui ne pourront jamais avoir la chance de voir ce spectacle, ma petite femme en premier, faute de pouvoir accéder à ce lieu paradisiaque…J’éprouve également un sentiment de frustation de ne pas pouvoir prendre de photos pendant ces instants aussi magiques et je me fais la promesse d’y revenir rien que pour cela !

Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !
Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !

Lever de soleil au lac Blanc...Diaporama !

Le soleil fait maintenant son apparition au-dessus d’un sommet, ses premiers rayons n’aveuglent pas et je les contemple directement, c’est féérique…Mais au fil des minutes, il faut bien détourner le regard car l’éblouissement est trop important, cette fois ci c’est terminé, le jour est bien présent et avec lui la magie des lumières a disparu…

Le soleil fait son apparition,reflets d'un des lacs de Chésérys en contrebas du refuge
Le soleil fait son apparition,reflets d'un des lacs de Chésérys en contrebas du refuge

Le soleil fait son apparition,reflets d'un des lacs de Chésérys en contrebas du refuge

Il est l’heure de prendre le petit déjeuner, Quentin qui est monté très haut arrivera dix minutes après l’heure prévue (7h) mais il lui restera de quoi manger ! Nous partons juste avant 8h, pour notre dernière étape, ce seront 650 m de dénivelée positive via le Brévent, point haut de la journée (2525 m) mais surtout plus de 2000 mètres de dénivelée négative, il faut bien redescendre aux Houches, notre point de départ…Notre parcours sera cependant différent de celui que j’avais planifié à l’origine, au lieu de descendre vers Plampraz, je décide de faire une variante par le col de la Glière afin de nous éviter de descendre trop bas en vallée. C’est un panneau qui indiquait ce col peu après notre départ du lac blanc qui m’avait interpellé, un rapide coup d’œil sur la carte et la décision était prise de faire cette variante. Nous ne l’avons pas regretté car outre une traversée du massif en balcon sur le massif, quelques passages aériens ont pimenté cette montée avant notre arrivée au col de la Glière (2461m). 

1° photo : pendant notre  ascension du col de la Glière - Au col de la Glière, la 3° photo montre notre itinéraire de montée
1° photo : pendant notre  ascension du col de la Glière - Au col de la Glière, la 3° photo montre notre itinéraire de montée
1° photo : pendant notre  ascension du col de la Glière - Au col de la Glière, la 3° photo montre notre itinéraire de montée
1° photo : pendant notre  ascension du col de la Glière - Au col de la Glière, la 3° photo montre notre itinéraire de montée
1° photo : pendant notre  ascension du col de la Glière - Au col de la Glière, la 3° photo montre notre itinéraire de montée

1° photo : pendant notre ascension du col de la Glière - Au col de la Glière, la 3° photo montre notre itinéraire de montée

Après une petite pause photos et barres de céréales, nous descendons quelques dizaines de mètres pour rejoindre le col du lac Cornu (2412m) non sans avoir admiré le lac du même nom (lac qui mérite bien ce nom, il est même « biscornu » !). Le soleil est présent mais les sommets sont de temps à autre masqués par de petits nuages « pommelés », à peine le temps de retrouver l’Aiguille de Bionnassay trônant fièrement aux cotés de sa Majesté le Mont-Blanc…

LacCornu, juste avant l'arrivée au col du même nom et avant descente vers col du Brévent
LacCornu, juste avant l'arrivée au col du même nom et avant descente vers col du Brévent
LacCornu, juste avant l'arrivée au col du même nom et avant descente vers col du Brévent

LacCornu, juste avant l'arrivée au col du même nom et avant descente vers col du Brévent

Nous poursuivons notre descente pour arriver au col du Brévent (2197 m) où il y a foule ! Nous ne resterons que quelques minutes à ce col pour retrouver le calme, il faut encore monter le Brévent qui culmine à 2525 m, notre dernier sommet de ce TMB…Nous l’apercevons finalement au détour d’un sentier, il parait encore loin et surtout très haut, Quentin doute même qu’il s’agisse de ce sommet ! Je lui indique qu’il y a un téléphérique qui monte au sommet et les câbles qui arrivent sur le sommet que je lui indique lève tous les doutes…Au bout d’une heure de marche d’approche, c’est l’ascension finale, 300 m de dénivelée positive via quelques échelles puis un sentier assez raide. La casquette à pois de « meilleur grimpeur » portée par Quentin fait son effet sur un groupe de « joyeux lurons » avant l’arrivée au sommet, certains lui proposent de venir trinquer avec eux, d’autres l’encouragent à accélérer encore ! Nous y arrivons enfin, il y a foule aussi au sommet, pas étonnant car le téléphérique emmène tous ces gens-là directement ici, avec restaurant panoramique et bar pour restaurer les touristes…Ces mêmes touristes qui évoluent à 2525 m d’altitude avec les même chaussures que s’il était à la plage, pas étonnant de constater des accidents en montagne. Le belvédère sur le Mont Blanc est saisissant, c’est l’un des points de vue les plus proches du sommet en vue de face de ce massif dont nous faisons le tour depuis 7 jours…dommage que les câbles du téléphérique perturbent cette vue.

Au col du Brévent puis au sommet du Brévent
Au col du Brévent puis au sommet du Brévent
Au col du Brévent puis au sommet du Brévent
Au col du Brévent puis au sommet du Brévent
Au col du Brévent puis au sommet du Brévent
Au col du Brévent puis au sommet du Brévent

Au col du Brévent puis au sommet du Brévent

Un bref passage à la table d’orientation du sommet pour quelques photos puis nous décidons de nous éloigner un peu pour déjeuner car il est déjà 13 h et le ventre crie famine, surtout celui de Quentin !

Vers table d'orientation du Brévent
Vers table d'orientation du Brévent

Vers table d'orientation du Brévent

 Nous trouverons un coin tranquille après avoir traverser un petit pierrier, légèrement en contrebas du sommet du Brévent mais en balcon devant le Mont-Blanc, comme pour profiter « un dernière fois » de ce sommet mythique. Nous prenons notre temps pour ce dernier déjeuner en altitude, le soleil chauffe bien désormais, nous faisons sécher nos tee-shirts et chaussettes, comme d’habitude, puis nous avalons nos dernières boites de salades de pates et riz, il ne nous en restera que deux au total, bonne gestion de stock…Le sac est également beaucoup moins lourd et cela aussi c’est très agréable en fin de parcours ! Puis nous repartons pour la dernière descente qui sera très longue, à tel point que Quentin nous fera encore une panne d’eau, il est vrai que la chaleur s’intensifie au fur et à mesure de cette descente. Je partage ce qu’il me reste d’eau avec lui puis nous poursuivons, une certaine « mélancolie » s’installe au fur et à mesure de cette dernière descente, durant laquelle nous nous remémorons nos meilleurs souvenirs, c’est presque terminé...

Pendant notre dernière longue descente vers les Houches
Pendant notre dernière longue descente vers les Houches

Pendant notre dernière longue descente vers les Houches

Les maisons grossissent, le bruit des voitures s’intensifie, nous arrivons sur une route, qui doit mener à notre lieu d’arrivée, Quentin est déçu de finir par une route, je lui dis que nous allons bien reprendre un sentier…et comme par magie, le sentier apparait, nous l’empruntons pour finir notre descente et arriver à la voiture, il est 15h07’, nous venons de boucler « notre TMB » avec une très grande fierté pour ma part. La chaleur est infernale au parking, nous posons définitivement les sacs et les chaussures pour nous changer, nous sommes assoiffés et à sec…

Sous une chaleur étouffante, notre périple prend fin...la boucle est bouclée !

Sous une chaleur étouffante, notre périple prend fin...la boucle est bouclée !

Je propose à Quentin de nous rendre au plus vite dans un bar, le village le plus proche étant celui des Houches, nous prenons cette direction pour nous poser sur la terrasse de l’un de ses bars. Inutile de raconter à quel point nous avons apprécié la bière pour Quentin et le Perrier pour moi, à la fois pour nous hydrater mais aussi et surtout pour « fêter » cette fin de TMB.

Nous aurons réalisé toutes ces étapes comme planifié et avec le beau temps en plus, nous mesurons à quel point nous avons eu de la chance car le mauvais temps arrive ce week-end sur le massif…Cette fenêtre de 7 jours aura été calée entre 2 perturbations sur ce mois d’août 2015.

Nous avons vraiment apprécié ce rafraîchissement "final", Perrier pour moi, je conduis !

Nous avons vraiment apprécié ce rafraîchissement "final", Perrier pour moi, je conduis !

Puis, comme pour boucler notre TMB là où nous avions commencé cette "aventure" il y 7 jours, nous decidons de faire un tour à Chamonix pour profiter encore de la montagne qui est belle aussi « vue d’en bas »...

Photo souvenir devant la statue la plus célèbre de Chamonix

Photo souvenir devant la statue la plus célèbre de Chamonix

Après quelques achats souvenirs et une balade dans la rue piétonne « bondée » de touristes, nous prenons la route du retour.

Au final, Nous avons marché 175 km, gravi 18 cols, effectué plus de 12000 m de dénivelé positifs et donc autant en négatifs puis que ce tour aura été un tour INTEGRAL…

Un mélange de fierté et de bonheur m’envahit, je me dis que cette aventure est au moins aussi forte que celle de l’ascension du Mont Blanc, de par sa durée mais aussi de par la richesse des rencontres effectuées au fil des jours. Fierté de l’avoir fait mais surtout de l’avoir fait avec son fils avec lequel j’ai pu partager des moments forts, et puis quel plus cadeau pouvait-on se faire l’année de nos 50/20 ans ?

Aucun autre cadeau que ce TMB où l’on aura concrétisé ensemble une passion commune, celle de la montagne !

Le "seul" selfie de notre TMB...que de SOUVENIRS...

Le "seul" selfie de notre TMB...que de SOUVENIRS...

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 11:44
Podium Vétérans 2 (50-60 ans) : 1°/440
Podium Vétérans 2 (50-60 ans) : 1°/440

En me présentant sur la ligne de départ pour mon 19° marathon, je savais que ce serait plus difficile que d'habitude...

Et pour cause...une cheville qui me lâche à 4 jours du marathon, enflement et douleurs, dues je pense à la succession d'efforts sur route et sur piste (associé à un historique de footeux assez lourd coté entorse à cette cheville, 3 au total !).

Je n'en menait donc pas large sur la ligne de départ avec cette douleur à chaque appui sur la jambe droite pendant l'échauffement...j'avais pourtant glacé et pommadé pendant les 3 jours précédents la course...Départ sur la ligne, à coté des kényans...qui partent comme des bombes comme d'hab, je pars sur un objectif de 3'55 au kilo soit un marathon à 2h45 (et oui, il fait pas bon vieillir, vois mon CR de 2009 sur ce même marathon, j'avais d'autres ambitions de temps !!!)

Un copain me rejoint dès le premier kilomètre, Stéphane, il est V1 et on avait décidé de faire la course ensemble, il est un peu rapide sur les 5-6 premiers kilos (3'50/km) mais je suis son train, à tort bien sûr...Nous sommes accompagnés par une marocaine et une polonaise, nous passons le premier semi en 1h21'8", sur des bases trop rapides par rapport à mon objectif...

Ma douleur s'est stabilisée, toujours présente mais bon, je fais avec...les kilomètres défilent, je commence à ralentir à partir du 28°, chaque kilomètre se passe désormais en 4'/4'05, je ne dois pas lâcher ce rythme! JE rentre vraiment dans le dur au 30° et je prononce la phrase "habituelle" à à chaque marathon et à voix haute :

C'est maintenant que la course commence !

Je sers les dents, les jambes deviennent lourdes, la foulée se réduit irrémédiablement mais il faut passer le 35° kilo, c'est important de sortir du créneau 30/35 car après il ne reste "QUE" 7 km et le compte à rebours est lancé. Stéphane à ralentit aussi mais moins que moi et je le vois s'éloigner, avec la polonaise qui finira en 2h42 elle, une métronome ! Par contre, la marocaine est lachée, elle finira derrière nous, moindre consolation...

Je me stabilise à 4' au kilo "tant bien que mal" et ma douleur au pied s'amplifie mais je ne DOIS pas m’arrêter, courir, courir avec comme seule ambition de garder ce rythme, 2 coureurs me doublent, je me dis qu'ils ont été sages eux, sur le 1° semi...moins gourmands que moi ! Allez, il reste 4 km, je rentre dans Annecy, interminable, il faut encore faire un détour par le port, puis remonter le canal, le dernier kilo, j'accélère d'habitude car la foule nous porte mais là je ne peux (et ne veut) même pas, plus d'importance, je souhaite passer la ligne, c'est tout !! Enfin elle arrive, les bras en l'air pour la photo, rideau !

Je termine en 2h46'22, je suis 30° scratch et.... 1° V2 !! Mais ça je ne l'apprendrai que bien plus tard, juste avant le podium, car auparavant, ce fut une longue séance de massage/crampes et surtout une douleur telle à la cheville que je ne pouvais plus marcher ... Et en refroidissant ce fut bien pire, petite halte à la croix rouge pour glaçage et bandage...

Mon copain Stéphane a finit en 2h44'45", il a pulvérisé son record ! Bravo à lui...

Au final, très satisfait bien sûr de ce podium mais à quel prix...quand le mental prends le relais sur le physique, c'est la force du marathonien, mais cela peut être risqué pour la santé...A méditer !

Place aux soins et à la récup maintenant...en attendant de nouveaux objectifs !

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 22:15

30 ° Anniversaire oblige...Déguisements obligatoires !


Les organisateurs annoncent clairement la couleur pour cet anniversaire et nous n'allons pas être déçus...

10000 participants qui ont eu la chance (et la rapidité qui s'impose) de s'inscrire avant les ....30 000 autres recalés !   54 pays différents... 

Nous sommes 14 potes du club à partir vendredi matin 7h15 direction Pauillac, une météo superbe annoncée pour ce long week-end, quelques arrêts pendant notre long voyage où il nous faut traverser la France en largeur. 

 


Déjeuner "Pique nique" sur une aire d'autoroute : 


Nous arrivons à Pauillac vers 15h, direction retrait des dossards où il rêgne déjà une superbe ambiance et avec beaucoup de monde sur place !! Et déjà des déguisements...et ce n'est que le début !


La voiture Balai...


La bouteille officielle gonflable du Marathon : 

 

Le Groupe devant la photo officielle du Marathon, une bande de joyeux lurons prêts à faire la fête !


Dossards récupérés, direction notre hotel à Hourtin, pas très loin de l'Océan...nous prenons possession de nos chambres puis nous partons au château d'Issan où une réception nous attend : apéritif au Sauterne, repas "les Mille Pâtes", feu d'artifice et bal...le tout arrosé de queqlues cru Bordelais de 2011, 2007 et 1994 !


Arrivée au Château d'Issan :

 

Apéritif au Sauterne dans la cour du Château !


Et c'est déjà les déguisements pour un groupe d'Allemands qui vont mettre une super ambiance pendant toute la soirée !


Dégusation de 3 crus du Chateau d'Issan au cours du repas (2011 puis 2007 puis 1994 : un pur régal ce cru de 20 ans d'âge !), tous ces vins bus avec "modération" bien sûr ...


Feu d'artifice, bal avec une ambiance de feu puis retour à l'hotel...il y a un marathon à courir...coucher vers minuit.

Samedi 13 septembre, notre premier travail est de mettre en place une lettre sur chaque maillot de notre déguisement, afin de faire apparaitre le nom de notre club. Le T (pour Thierry) pour ma part, j'y ajouterai mon surnom au dos de mon maillot : Titi 


Le petit déjeuner où la plupart des coureurs sont déjà costumés, ils sont pressés de partir !!


Costumé (tous les costumes ont été confectionnés par ma petite femme !!) , me voici prêt à démarrer l'aventure du "Médoc"


Nos 2 féminines Cathy et Suzon sont si jolies dans leurs costumes...


Et voici le groupe au complet : avec une lettre inscrite sur chaque maillot pour former CSBJ ATHLETISME, le nom de note club...  On est  pas beaux ???? !


Cette fois-ci on y est...depuis le temps que j'en entend parler de ce marathon ! 


Queqlues groupes déguisés parmi des centaines d'autres...une ambiance de folie !!!



La gente féminine chinoise attire toujours autant...Quelle mélange de cultures !!!


Des danseuses bresiliennes sont perchées sur des podiums pour donner le rythme au son de la SAMBA...



C'est parti pour le marathon le plus long du Monde ! Il nous faudra déjà plus de 10 minutes pour passer la ligne de départ...


Une foule compacte serpente à travers le vignoble du Médoc


km 5 : les premiers ravitaillements commencent dans les chateaux...


Puis les kilomètres défilent, au gré des dégustations de Bordeaux dans des domaines prestigieux et avec au centre des châteaux et des vignes à perte de vue !!



Nous voici au semi-marathon, allure de "sénateur" ( 7km/h !!), petite photo du groupe qui tient bien le choc...


A cet instant, je décide de me faire une petite séance de "rythme" car je n'ai pas trop l'habitude de courir à 7 km/h !!! J'avertis mes potes que je les attends au 30 ° kilo et me voilà parti sur des bases de 14 à 15 km/h....ce qui me permet de me défouler un peu et doubler des centaines de coureurs !! Je me fait d'ailleurs remarquer, j'entends de temps en temps des "Il va où le TITI" ?? ou encore, "Va Y Titi"   !! 


Me voici au 30° kilo, où j'attends mes potes qui commencent à fatiguer...ils arrivent un peu en bande "désorganisée", je décide d'attendre les derniers pour repartir avec eux


35° kilo, les muscles des mollets commencent à se raidir...Mais la fête bat son plein !


38° km, dégustation d'huitres avec petit blanc qui va bien, un régal, j'avale ma douzaine d'huitres en attendant encore les derniers qui prennent un vrai plaisir à déguster dans tous les châteaux..la fin s'annonce pénible pour eux!!

Il est pas beau notre distributeur d'huitres ??Sourire


Puis arrive le 40°km avec sandwiches d'entrecôte (morceaux) puis fromage...avec du bordeaux bien sûr !! Je décide de gouter les vins sur les derniers km...


Mes potes commencent à être vraiment "fatigués" et marchent sur ces derniers km mais ils profitent "pleinement" de l'instant présent !!


41° km, le dessert (!) : glace avec petit mousseux qui va bien...incroyable !!


Puis on passe enfin la ligne d'arrivée et l'on passe tous cette ligne ensemble (sauf 3 qui l'on passé avant....Criant) : je filme les 300 derniers mètres en courant en marche arrière ! Je me retourne au dernier moment pour prendre notre temps d'arrivée : 6 h 07' 51" !!!!!  

Je le confirme, c'est bien le marathon le plus long du monde...!! Mais que du plaisir et une communion incroyable entre tous les paraticipants !

A l'arrivée, médaillé et fier de l'avoir fait...  Que du bonheur !!!SourireSourireSourire




Le lendemain, marche de 10 km avec nouvelles dégustations au gré des traversées de vignobles...Repas à midi avec fois gras, magret de canard,............bal ......et photos souvenir autour d'un tonneau de Bordeaux en dégustation "à volonté" !!! Mes potes en profitent pleinement !


EXCEPTIONNEL !


CONCLUSION: Un MARATHON à faire au moins une fois dans sa vie de

coureur, en groupe de préférence et surtout sans aucune ambition de

temps !! Profiter de chaque instant et s'éclater avec tous les

participants qui ne pensent qu'à une seule chose : Faire la FETE !

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 23:05

Cela faisait déjà un petit moment que cette rando glaciaire me tentait, en ayant déjà vu des photos impressionnantes de ces dômes...et avec le secret espoir d'enchainer sur l'aiguille de Bionnassay qui rejoint le dôme du Gouter...puis le Mont Blanc !

Après quelques échanges de mail avec Jean-Marc, le guide que j'avais connu lors de notre ascension du Mont Blanc en juin 2009 avec mon frêre Armand, cette rando glaciaire est programmée pour le 15 aôut car il y a une fenêtre météo favorable. Mon secret espoir s'envole avec le désistement de mon frêre (problème physique) et donc le prix de la course entièrement à ma charge, avec en plus une météo très incertaine à partir du 16 août...

 

14 août 2013, soit le surlendemain de notre retour de vacances de Lanslebourg, direction St Gervais où m'attend mon guide Jean-Marc, cette première journée doit nous emmener au refuge des conscrits via le refuge de Tré la Tête.

La montée au refuge de Tré la Tête me fait penser à celle que nous avions effectuée 4 ans plus tôt pendant le stage Mont Blanc, avec le même objectif du jour (le refuge des conscrits) mais pour un objectif différent le lendemain : l'ascension de l'Aiguille de la Bérangère en guise d'entrainement avant de faire le Mont Blanc. Cette fois-ci c'est un cran au dessus avec les dômes de Miage...

 

Miage-Refuge Tré La Tête

 

 

 

 

 

Arrivée au refuge de Tré la Tête (1970 m), quelques photos

(tiens du déjà vu !) puis un bon plat de pâtes et c'est reparti pour le refuge des conscrits.

 

 

 

 

 

 

 

 

J'apprends que l'itinéraire pour accéder au refuge des conscrits a changé depuis quelques semaines, à cause de l'évolution du glacier de Tré-la-Tête très crevassé...il faut donc l'éviter en montant sur le versant gauche  mais cela devient du coup beaucoup plus sportif avec un petit air de Via Ferrata pas désagréable du tout  ! Pont suspendu,  cordes sur passages délicats, pas à la portée de tout le monde, surtout pas pour des personnes craignant le vide ou limite physiquement, une information plus spécifique vers le refuge de Tré-la-Tête serait la bienvenue pour les novices...

 

Miage-Glacier Tré La Tête pdt montée refuge conscrits

 

 

 

 

 

 

Ascension qui contourne le glacier de Tré-la-Tête en contrebas, celui-ci a considérablement évolué depuis 4 ans...on comprend mieux pourquoi il faut l'éviter au départ !

 

 

Miage-Th-sur-pont-suspendu.JPG

 

 

 

 

Le fameux pont suspendu, certes très sécurisé !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée au refuge des conscrits (2580 m) , décor toujours aussi sublime...avec en prime la présence de quelques bouquetins pour nous accueillir !

Miage-Arrivee-refuge-conscrits--2-.JPG

Miage-Bouquetins-depuis-refuge-conscrits5.JPG

 

Vite quelques photos, Aiguille des glaciers, Mont Tondu  car le brouillard arrive...comme il y a 4 ans ! 

Miage-Aiguille-des-glaciers.JPG

Miage-Mont Tondu depuis ref Conscrits

 

 

Jeudi 15 août, lever à 4h30, petit déjeuner rapide puis départ...nous commençons l'ascension derrière le refuge, beaucoup de rochers et la trace n'est pas évidente à trouver, heureusement que suis avec un guide !

Miage-Glacier-Tre-La-Tete-pdt-ascension.JPGMiage-zoom-Ecrins-pdt-ascension-a-l-aurore.JPG

 

Après 1h d'ascension, nous chaussons les crampons                 Zoom sur le massif des Ecrins avec à gauche,

pour remonter le glacier de Tré-La-Tête, au fur et à mesure         le Dôme des Ecrins et à droite,la Meije, le Rateau

de notre montée, les sommets se découvrent...

Et avec le lever du jour, un dégradé de bleu et de rouge

magnifique sur tous les sommets environnants

 

Nous arrivons au col des Dômes à 3564 m ...petit arrêt ravitaillement avant d'attaquer les choses sérieuses !

Miage-Vue-depuis-col-des-Domes6475.JPGMiage-Col-des-Domes.JPG

 

 

L'ascension vers les Dômes peut commencer et alors là, c'est le début du rêve, l'image de carte postale que j'avais en tête est juste devant moi, c'est tout simplement MAGIQUE, ENORME, SOMPTUEUX,...

         Miage-Les Dômes6480
      Comme les alpinistes que j'ai pris en photo juste devant nous, nous commençons l'ascension du premier Dôme en évoluant sur une monotrace pratiquement sur l'arète...très impressionnant ! Les pentes de part et d'autre de l'arète sont telles que la moindre chute nous ferait glisser au moins 1000 m plus bas !

 

Miage-au-sommet-des-Dome-Vue-Etendard6503.JPG

Miage-Th au sommet des Dômes6499

 

 

                 Pause                       photo pour                 immortaliser              cet instant que             l'on ne                           souhaiterait               pas voir se

             terminer....

 

 

 

 

 

 

Sommet du 3° Dôme (3670 m), une impression de 

"sommet du Mt Blanc" avec cette arète dont on ne voit

pas la fin...dans l'alignement de cette arète, l'Etendard !

 

 

 

 

Quelques photos prises depuis ce sommet :

Miage-Mer-de-nuages-cote-Italien6493.JPGMiage-Panorama-depuis-Domes6492.JPG

 

             Coté Italien, une mer de nuages                                       Le glacier de Tré-la-Tête, l'aiguille des glaciers           et au fond, de gauche à droite  la Vanoise, les Ecrins

 

Miage-Aiguille-Tre-La-Tete-depuis-Domes6488.JPGMiage-Mt-Blanc-depuis-Berangere6522.JPG

                     l'Aiguille de Tré-la-Tête                         Le Mont-Blanc

 

 

Et puis il faut bien redescendre des nuages ....

Miage-Th-devant-les-Domes-pdt-descente6510.JPGMiage-Th-en-redescendant-des-Domes6508.JPG

 

      Vers le col de la Bérangère, après une descente                De l'autre coté, toujours ce panorama somptueux

        vertigineuse depuis le 3°Dôme d'où nous venons,                sur les la Vanoise, les Ecrins, les Rousses..

        tout en haut !!               .

 

 

Depuis le col de la Bérangère (3348 m), ascension du pic de la Bérangère (3425 m) puis nouvelle pause ravitaillement et photos !! J'avais déjà fait ce sommet 4 ans plus tôt en préparation de l'ascension du Mt Blanc, souvenirs !!!

 

Miage-Th-dvt-Domes-et-Mt-Blanc-depuis-sommet-Berangere651.JPG

 

Au sommet de l'aiguille de la Bérangère, on peut voir à gauche le 3° Dôme par où nous sommes descendus

et au fond à droite, le Mont-Blanc où l'on voit bien l'itinéraire par la voie Royale du Goûter, MAJESTUEUX !

 

Miage-depuis Bérangère Alpinistes descendant des Dôme652                      Miage-Dômes et Mt Blanc depuis Bérangère6518

                                    
Une dernière photo de ce décor de rêve...

 

 

 

 

 On s'aperçoit de cette descente vertigineuse

en localisant le alpinistes qui descendent

 à leur tour le glacier ...des fourmis !

 

 

 Un dernier clin d'oeil d'un bouquetin, maîtres les lieux comme la photo semble nous le montrer...

 avec mon guide Jean-Marc pour qui ces lieux sont également tellement familiers !

Miage-Bouquetin-au-dessus-de-Jean-Marc.JPG                                  Miage-Zoom-Bouquetin6539.JPG

 

 

Fin de l'aventure, RV est pris pour la prochaine étape, l'année prochaine si tout va bien...l'Aiguille de Bionnassay ! 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 22:19

Je ne voulais pas terminer l'année 2012 sans avoir fait un marathon...

 J'en cours au moins 1 par an depuis 15 ans !

 

Alors, pourquoi pas le marathon du Beaujolais !??

Je ne l'avais jamais fait et pour cause : plus de 350 m de dénivellé positif donc peu propice à faire un temps, plus folklorique que "sérieux"... Pas très loin de chez moi pourtant alors banco,  mon 17° marathon  sera celui du Beaujolais !

 

Nous sommes 22 de mon club à participer mais seulement 6 sur le marathon, une grande majorité de coureurs aura préféré "abrégé" les kilomètres pour se concentrer sur le coté festif de l'évènement !

Nous voilà donc en route pour rallier Villefranche samedi 17 novembre, je suis avec 2 potes du club, Richard et Glenn, récup des dossards, la navette nous emmène ensuite à notre point de départ, Fleurie, où nous attendent déjà une fanfare et....un premier stand de dégustation de Beaujolais !! 

Nous entrons dans un gymnase déjà bien rempli de coureurs dont la  moitié est déguisée, une superbe ambiance règne, tout le monde se prépare pendant que l'animateur nous informe que cette année, tous les records sont battus : plus de 8000 coureurs sur les 3 courses (marathon, semi et 12 km), 27 pays représentés,...

 

Quelques photos avec les copains, certains s'étant déguisés comme Richard, très "jolie" avec sa petite jupe, son sac à main et sa perruque de fausse blonde !!! Coté météo, assez frais avec du brouillard donc manches longues après une grande hésitation.

 

Top départ, je suis en sas "élite" donc pas de soucis coté embouteillage, je pars sur une base de 2h48 (4' au kilo) sans aucune pression car je ne suis pas là pour faire un temps !! Le départ est très rapide, 2 km en descente que certains paieront forcément tôt ou tard...je pars également un peu plus vite que mon allure "programmée" mais rapidement, je me cale sur l'allure prévue un bon groupe m'accompagne, c'est plutôt rare mais toutce beau monde va rapidement ralentir !

 

Les premières cotes vont déjà en calmer queqlues uns puis la descente dans les caves au coeur de plusieurs chateaux va encore étirer le peloton...je suis toujours sur une bonne allure et les kilomètres défilent...ma préparation avec queqlues cotes pendant mes sorties longues va payer et même si je perds un peu de temps pour monter ces cotes, leur effet est moins "usant" que pour certains de mes compagnons de course.

 

Passage au semi en 1h23, un peu rapide mais je suis bien...arrivée au 30° kilo avec ma phrase habituelle à haute voix : "c'est maintenant que la course commence !" comme pour m'encourager à poursuivre le rythme ....le marathon, c'est 30 bornes "d'échauffement" et 12 de course !  

 

Tiens on arrive au point de départ du semi (Arnas) où mes potes du club m'encouragent chaleureusement, ils partent dans 1 h et viennent juste d'arriver...

 

Je rattrape régulièrement des coureurs qui payent leurs effforts du départ, les différents pointages annoncés par les nombreux spectateurs m'indiquent que je suis dans le top 20 au semi puis dans le top 10 au 30 ° kilo !!  Je reste toujours sur mon rythme et je remonte encore des coureurs...le dernier que je vais doubler est déguisé et il est...vétéran 2 !!!  Superbe déguisement de César  mais un César fatigué à 2 km de l'arrivée...J'arrive enfin dans une ambiance de folie, je passe la ligne en 2h46'32, je suis 7 ° scratch/1575 arrivants et 2° VH1 (le 1° est 30" devant moi...)


La suite est classique, massage/douche, attente de mes potes du marathon, du semi...Ce qui est moins classique, c'est l'apéro dans la rue principale de Villefranche pour voir la "Beaujolais parade" qui finira par la mise en perce du tonneau de Beaujolais devant l'hotel de Ville ! Et puis la soirée avec un succulent repas servi à plus de 1000 convives !! Organisation au top, spectacle assuré, un orchestre très professionnel  pour danser et puis que dire de la confrérie des buveurs de Beaujolais qui "intronisent" tous les ans les différents  vainqueurs et autres personnalités triées sur le volet...dont le grand vainqueur sur le marathon cette année, originaire du Bénin, qui laissera tous ses poursuivants à 1/4 d'heure ....2h29' avec un  2 ° à 2h43, je suis à moins de 3 ' de ce 2 ° !!!!

Au final, retour à la maison vers 2h30 du mat mais très très heureux de cette journée avec une belle course mais surtout un spectacle à la hauteur de ce qui m'avait été rapporté....je n'ose même pas imaginer la méga fiesta à l'occasion du grand frêre, le marahon du Médoc dont se sont inspirés les organisateurs du Beaujolais pour offrir un tel spectacle !

 

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