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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 23:05

Cela faisait déjà un petit moment que cette rando glaciaire me tentait, en ayant déjà vu des photos impressionnantes de ces dômes...et avec le secret espoir d'enchainer sur l'aiguille de Bionnassay qui rejoint le dôme du Gouter...puis le Mont Blanc !

Après quelques échanges de mail avec Jean-Marc, le guide que j'avais connu lors de notre ascension du Mont Blanc en juin 2009 avec mon frêre Armand, cette rando glaciaire est programmée pour le 15 aôut car il y a une fenêtre météo favorable. Mon secret espoir s'envole avec le désistement de mon frêre (problème physique) et donc le prix de la course entièrement à ma charge, avec en plus une météo très incertaine à partir du 16 août...

 

14 août 2013, soit le surlendemain de notre retour de vacances de Lanslebourg, direction St Gervais où m'attend mon guide Jean-Marc, cette première journée doit nous emmener au refuge des conscrits via le refuge de Tré la Tête.

La montée au refuge de Tré la Tête me fait penser à celle que nous avions effectuée 4 ans plus tôt pendant le stage Mont Blanc, avec le même objectif du jour (le refuge des conscrits) mais pour un objectif différent le lendemain : l'ascension de l'Aiguille de la Bérangère en guise d'entrainement avant de faire le Mont Blanc. Cette fois-ci c'est un cran au dessus avec les dômes de Miage...

 

Miage-Refuge Tré La Tête

 

 

 

 

 

Arrivée au refuge de Tré la Tête (1970 m), quelques photos

(tiens du déjà vu !) puis un bon plat de pâtes et c'est reparti pour le refuge des conscrits.

 

 

 

 

 

 

 

 

J'apprends que l'itinéraire pour accéder au refuge des conscrits a changé depuis quelques semaines, à cause de l'évolution du glacier de Tré-la-Tête très crevassé...il faut donc l'éviter en montant sur le versant gauche  mais cela devient du coup beaucoup plus sportif avec un petit air de Via Ferrata pas désagréable du tout  ! Pont suspendu,  cordes sur passages délicats, pas à la portée de tout le monde, surtout pas pour des personnes craignant le vide ou limite physiquement, une information plus spécifique vers le refuge de Tré-la-Tête serait la bienvenue pour les novices...

 

Miage-Glacier Tré La Tête pdt montée refuge conscrits

 

 

 

 

 

 

Ascension qui contourne le glacier de Tré-la-Tête en contrebas, celui-ci a considérablement évolué depuis 4 ans...on comprend mieux pourquoi il faut l'éviter au départ !

 

 

Miage-Th-sur-pont-suspendu.JPG

 

 

 

 

Le fameux pont suspendu, certes très sécurisé !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée au refuge des conscrits (2580 m) , décor toujours aussi sublime...avec en prime la présence de quelques bouquetins pour nous accueillir !

Miage-Arrivee-refuge-conscrits--2-.JPG

Miage-Bouquetins-depuis-refuge-conscrits5.JPG

 

Vite quelques photos, Aiguille des glaciers, Mont Tondu  car le brouillard arrive...comme il y a 4 ans ! 

Miage-Aiguille-des-glaciers.JPG

Miage-Mont Tondu depuis ref Conscrits

 

 

Jeudi 15 août, lever à 4h30, petit déjeuner rapide puis départ...nous commençons l'ascension derrière le refuge, beaucoup de rochers et la trace n'est pas évidente à trouver, heureusement que suis avec un guide !

Miage-Glacier-Tre-La-Tete-pdt-ascension.JPGMiage-zoom-Ecrins-pdt-ascension-a-l-aurore.JPG

 

Après 1h d'ascension, nous chaussons les crampons                 Zoom sur le massif des Ecrins avec à gauche,

pour remonter le glacier de Tré-La-Tête, au fur et à mesure         le Dôme des Ecrins et à droite,la Meije, le Rateau

de notre montée, les sommets se découvrent...

Et avec le lever du jour, un dégradé de bleu et de rouge

magnifique sur tous les sommets environnants

 

Nous arrivons au col des Dômes à 3564 m ...petit arrêt ravitaillement avant d'attaquer les choses sérieuses !

Miage-Vue-depuis-col-des-Domes6475.JPGMiage-Col-des-Domes.JPG

 

 

L'ascension vers les Dômes peut commencer et alors là, c'est le début du rêve, l'image de carte postale que j'avais en tête est juste devant moi, c'est tout simplement MAGIQUE, ENORME, SOMPTUEUX,...

         Miage-Les Dômes6480
      Comme les alpinistes que j'ai pris en photo juste devant nous, nous commençons l'ascension du premier Dôme en évoluant sur une monotrace pratiquement sur l'arète...très impressionnant ! Les pentes de part et d'autre de l'arète sont telles que la moindre chute nous ferait glisser au moins 1000 m plus bas !

 

Miage-au-sommet-des-Dome-Vue-Etendard6503.JPG

Miage-Th au sommet des Dômes6499

 

 

                 Pause                       photo pour                 immortaliser              cet instant que             l'on ne                           souhaiterait               pas voir se

             terminer....

 

 

 

 

 

 

Sommet du 3° Dôme (3670 m), une impression de 

"sommet du Mt Blanc" avec cette arète dont on ne voit

pas la fin...dans l'alignement de cette arète, l'Etendard !

 

 

 

 

Quelques photos prises depuis ce sommet :

Miage-Mer-de-nuages-cote-Italien6493.JPGMiage-Panorama-depuis-Domes6492.JPG

 

             Coté Italien, une mer de nuages                                       Le glacier de Tré-la-Tête, l'aiguille des glaciers           et au fond, de gauche à droite  la Vanoise, les Ecrins

 

Miage-Aiguille-Tre-La-Tete-depuis-Domes6488.JPGMiage-Mt-Blanc-depuis-Berangere6522.JPG

                     l'Aiguille de Tré-la-Tête                         Le Mont-Blanc

 

 

Et puis il faut bien redescendre des nuages ....

Miage-Th-devant-les-Domes-pdt-descente6510.JPGMiage-Th-en-redescendant-des-Domes6508.JPG

 

      Vers le col de la Bérangère, après une descente                De l'autre coté, toujours ce panorama somptueux

        vertigineuse depuis le 3°Dôme d'où nous venons,                sur les la Vanoise, les Ecrins, les Rousses..

        tout en haut !!               .

 

 

Depuis le col de la Bérangère (3348 m), ascension du pic de la Bérangère (3425 m) puis nouvelle pause ravitaillement et photos !! J'avais déjà fait ce sommet 4 ans plus tôt en préparation de l'ascension du Mt Blanc, souvenirs !!!

 

Miage-Th-dvt-Domes-et-Mt-Blanc-depuis-sommet-Berangere651.JPG

 

Au sommet de l'aiguille de la Bérangère, on peut voir à gauche le 3° Dôme par où nous sommes descendus

et au fond à droite, le Mont-Blanc où l'on voit bien l'itinéraire par la voie Royale du Goûter, MAJESTUEUX !

 

Miage-depuis Bérangère Alpinistes descendant des Dôme652                      Miage-Dômes et Mt Blanc depuis Bérangère6518

                                    
Une dernière photo de ce décor de rêve...

 

 

 

 

 On s'aperçoit de cette descente vertigineuse

en localisant le alpinistes qui descendent

 à leur tour le glacier ...des fourmis !

 

 

 Un dernier clin d'oeil d'un bouquetin, maîtres les lieux comme la photo semble nous le montrer...

 avec mon guide Jean-Marc pour qui ces lieux sont également tellement familiers !

Miage-Bouquetin-au-dessus-de-Jean-Marc.JPG                                  Miage-Zoom-Bouquetin6539.JPG

 

 

Fin de l'aventure, RV est pris pour la prochaine étape, l'année prochaine si tout va bien...l'Aiguille de Bionnassay ! 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 22:19

Je ne voulais pas terminer l'année 2012 sans avoir fait un marathon...

 J'en cours au moins 1 par an depuis 15 ans !

 

Alors, pourquoi pas le marathon du Beaujolais !??

Je ne l'avais jamais fait et pour cause : plus de 350 m de dénivellé positif donc peu propice à faire un temps, plus folklorique que "sérieux"... Pas très loin de chez moi pourtant alors banco,  mon 17° marathon  sera celui du Beaujolais !

 

Nous sommes 22 de mon club à participer mais seulement 6 sur le marathon, une grande majorité de coureurs aura préféré "abrégé" les kilomètres pour se concentrer sur le coté festif de l'évènement !

Nous voilà donc en route pour rallier Villefranche samedi 17 novembre, je suis avec 2 potes du club, Richard et Glenn, récup des dossards, la navette nous emmène ensuite à notre point de départ, Fleurie, où nous attendent déjà une fanfare et....un premier stand de dégustation de Beaujolais !! 

Nous entrons dans un gymnase déjà bien rempli de coureurs dont la  moitié est déguisée, une superbe ambiance règne, tout le monde se prépare pendant que l'animateur nous informe que cette année, tous les records sont battus : plus de 8000 coureurs sur les 3 courses (marathon, semi et 12 km), 27 pays représentés,...

 

Quelques photos avec les copains, certains s'étant déguisés comme Richard, très "jolie" avec sa petite jupe, son sac à main et sa perruque de fausse blonde !!! Coté météo, assez frais avec du brouillard donc manches longues après une grande hésitation.

 

Top départ, je suis en sas "élite" donc pas de soucis coté embouteillage, je pars sur une base de 2h48 (4' au kilo) sans aucune pression car je ne suis pas là pour faire un temps !! Le départ est très rapide, 2 km en descente que certains paieront forcément tôt ou tard...je pars également un peu plus vite que mon allure "programmée" mais rapidement, je me cale sur l'allure prévue un bon groupe m'accompagne, c'est plutôt rare mais toutce beau monde va rapidement ralentir !

 

Les premières cotes vont déjà en calmer queqlues uns puis la descente dans les caves au coeur de plusieurs chateaux va encore étirer le peloton...je suis toujours sur une bonne allure et les kilomètres défilent...ma préparation avec queqlues cotes pendant mes sorties longues va payer et même si je perds un peu de temps pour monter ces cotes, leur effet est moins "usant" que pour certains de mes compagnons de course.

 

Passage au semi en 1h23, un peu rapide mais je suis bien...arrivée au 30° kilo avec ma phrase habituelle à haute voix : "c'est maintenant que la course commence !" comme pour m'encourager à poursuivre le rythme ....le marathon, c'est 30 bornes "d'échauffement" et 12 de course !  

 

Tiens on arrive au point de départ du semi (Arnas) où mes potes du club m'encouragent chaleureusement, ils partent dans 1 h et viennent juste d'arriver...

 

Je rattrape régulièrement des coureurs qui payent leurs effforts du départ, les différents pointages annoncés par les nombreux spectateurs m'indiquent que je suis dans le top 20 au semi puis dans le top 10 au 30 ° kilo !!  Je reste toujours sur mon rythme et je remonte encore des coureurs...le dernier que je vais doubler est déguisé et il est...vétéran 2 !!!  Superbe déguisement de César  mais un César fatigué à 2 km de l'arrivée...J'arrive enfin dans une ambiance de folie, je passe la ligne en 2h46'32, je suis 7 ° scratch/1575 arrivants et 2° VH1 (le 1° est 30" devant moi...)


La suite est classique, massage/douche, attente de mes potes du marathon, du semi...Ce qui est moins classique, c'est l'apéro dans la rue principale de Villefranche pour voir la "Beaujolais parade" qui finira par la mise en perce du tonneau de Beaujolais devant l'hotel de Ville ! Et puis la soirée avec un succulent repas servi à plus de 1000 convives !! Organisation au top, spectacle assuré, un orchestre très professionnel  pour danser et puis que dire de la confrérie des buveurs de Beaujolais qui "intronisent" tous les ans les différents  vainqueurs et autres personnalités triées sur le volet...dont le grand vainqueur sur le marathon cette année, originaire du Bénin, qui laissera tous ses poursuivants à 1/4 d'heure ....2h29' avec un  2 ° à 2h43, je suis à moins de 3 ' de ce 2 ° !!!!

Au final, retour à la maison vers 2h30 du mat mais très très heureux de cette journée avec une belle course mais surtout un spectacle à la hauteur de ce qui m'avait été rapporté....je n'ose même pas imaginer la méga fiesta à l'occasion du grand frêre, le marahon du Médoc dont se sont inspirés les organisateurs du Beaujolais pour offrir un tel spectacle !

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 23:41

Après le TGC l'année dernière (Tour de la Grande Casse), toujours au

départ de Pralognan, je voulais faire ce trail qui est considéré pour une

grande majorité de trailers comme étant l'un des plus beaux...de France

 

Arrivés la veille sous une météo plus qu'incertaine, nos craintes sur un "raccourcissement" du parcours se confirment lors du traditionnel briefing, ce sera un TGV de 60 km annoncés au lieu des 73 km habituels (je ne trouverai "que" 58 km à l'arrivée..). La faute à cette météo incertaine et au nom de la sacro sainte sécurité ! Je ne blâme pas les organisateurs, bien au contraire, mais il est toujours frustrant de ne pas faire ce qu'il était prévu.

Dimanche matin, 4h30 sur la place de Parlognan, déjà pas mal de monde...après enregistrement de ma participation, je me dirige sous le stand de Photogone, photographe officiel de la course (je vous encourage à aller faire un tour sur son site, les photos de cette course mais également de bien d'autres sont sublimes, surtout au lac des vaches !) car la pluie fait son apparition ! Déjà ! La météo avait prévu une dégradation seulement dans l'après midi ...

5h07' départ, enfin ! L'impatience commençait à monter dans les rangs, tout le monde pense aux barrières horaires ! Pas de panique, celles-ci seront décalées d'autant de minutes après l'horaire officiel de départ...

Je suis dans le ventre mou du peloton mais je ne veux pas me griller, la course est longue même avec 12 bornes de moins à effectuer. La montée au 1° refuge via le célèbre lac des vaches se fait   à la lueur des frontales même si nous aurions pu nous en passer...Toujours aussi dantesque ce passage au lac des vaches, on marche sur l'eau !! J'apprécie d'autant mieux ce passage "de pas Japonais au milieu d'un lac" que je le traverse au départ de la course, l'année dernière c'était à la fin du TGC et on en a tellement plein les pattes qu'on ne pense qu'à une seule chose : voir la ligne d'arrivée !! Ravito très light au refuge, j'enfile un coupe vent car il souffle là haut et je sais que nous avons un long plateau à traverser avant de basculer vers l'autre versant des glaciers via le blockhauss. Un petit crachin vient cingler nos visages et avec le vent c'est plutôt désagréable, heureusement, on déroule sur le plateau, pente descendante oblige !

La masse des coureurs s'étire, nous sommes désormais que des petits groupes de 5 ou 6 , je n'ai abolument aucune idée de ma position jusqu'au 2° ravito et après 21 km  de course : 54° je crois, pas si mal que ça sur 500 coureurs !

Nous enchainons les petits cols, le temps s'arrange, avec le jour qui s'est levé, on aperçoit les sommets environnants et les fameux glaciers de la Vanoise dévoilent leur beauté entre nuages et rayons de soleil, c'est magnifique ! Et puis des névés à traverser, il y en pas mal finalement, le neige est tombée assez tard cette année, difficile de s'entrainer au delà de 2200 m avant ce trail !

Toujours sur un bon rythme, je me surprends à doubler quelques coureurs sans trop accélérer pourtant...le 3 ° ravito arrive, je suis encore bien, je mange des tucs salés et je bois du coca, je ne pensais pas faire ça un jour sur une course !! Envie de salé, forcément avec les gels sucrés qui passent moins après  4h de course...

Nous nous approchons progressivement de la dernière difficulté de ce trail, le col d'Aussois, je commence à fatiguer, je sais que ce dernier col qui culmine à 2920 m va faire mal...je ne veux pas revivre ce que j'ai vécu l'année dernière sur le TGC où j'ai craqué dans le dernier col ! Pensés positives, gel "coup de fouet", hydratation, l'ascension est longue mais je suis surpris de voir que mon corps réagit bien à cette interminable montée, pas de crampe en vue, le moral est là bref j'arrive au sommet où un vent d'enfer nous cueille "à chaud" ! Vite le coupe vent pour ne pas prendre froid, la descente risque d'être agitée, moi qui descend très mal ! Nous étions également prévenus, il y aura de la neige sur ce versant de descente et bien on a été servis !!! Des névés interminables avec une pente et des devers impressionnants, impossible de ne pas glisser ... et ce ne sont pas les cordes installées sur certaines portions jugées à risque qui m'auront aidé.. même si je rends un hommage appuyé aux bénévoles en charge de la sécurité des coureurs plantés tout en haut du col sous un vent très violent et une température polaire !

Entre glissades plus ou moins controlées, j'arrive sur un  terrain moins hostile avec la fin de ces foutus névés (et oui, à la fin on en a marre !), je quitte le coupe vent car il fait forcément moins froid au fur et à mesure de la descente. Il n'empêche, la descente est interminable, les genoux commencent à flageoler, les douleurs articulaires se font bien sentir mais mes entrainements hebdos en montagne payent, pas une seule crampe et je double encore des coureurs qui accusent le coup...

Dernier ravito avant le refuge du Roc de la pêche et la vallé des Prioux avant l'arrivée à Pralognan, je termine en trombe même si je trouve long cette dernière descente sur Pralo...la ligne d'arrivée, je suis aux anges, Pascal de Photogone me tape dans la main en m'ayant au préalable mitraillé avec son objectif ! Cerise sur le gateau, ma petite femme est sur la ligne également, tout aussi émue que moi de me voir arriver en "bon état", ce qui n'a pas toujours été le cas par le passé...

Etirements, douche puis retour au" camp de base" au je me restaure un peu avant de me poser pour une micro sieste. Retour sur la place, les arrivées se poursuivent, je trouve finalement mon classement : 30° scratch et 6° V1 ! Super heureux bien sûr même si je n'ai pas fait les 73 km espérés pour être un "vrai" finisher du TGV...place à la récup maintenant !

Nota : pas de photos désolé mais  le site de Photogone est vraiment recommandé pour en prendre plein les yeux...

Thierry

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 22:16

Un maratrail en guise de préparation au TGV

L'optimisme n'était pas de mise la veille de la course...coté météo...l'annonce d'orages violents le jour de la course par toutes les chaines météo me laissait craindre une galère pas possible !


Le prêt d'un appartement à Villard de Lans par une amie m'a permis de venir la veille et c'est avec toute la famille que nous arrivons en milieu d'après midi dans le Vercors. Petite  reconnaissance des points de passage vers les axes routiers pour les encouragements (km 2,5 entre Lans et Villard et km28 vers Engins), balade au centre de Villard en début de soirée sous un ciel très menaçant et puis  vite, le diner pour une grande assiette de pâtes !

L'orage gronde, nous sommes réveillés par la pluie qui tombe violemment sur le vélux de la chambre...je me demande dans quel état va être le parcours le lendemain !

Réveil 5h30 pour manger le gâteau énergétique, préparation du sac et en route pour Lans en Vercors. Je ne peux m'empécher de penser à mes débuts sur trail ici même pour l'ascension du Pic St Michel, il y a déjà 5 ans maintenant...

La météo semble bonne, gris mais pas de pluie et une température quasi idéale...il faut que ça tienne...


Quelques photos avec les enfants et ma petite femme, revue des sacs pour visu des équipement obligatoires pour enter dans les sas et top départ !



Le sentier en descente sur 2,5 km nous permet de prendre un bon rythme en guise d'échauffement mais attention à ne pas trop se griser ! Mon GPS indique 15/16 km/h, c'est pas une allure de trail ça !!




Km 2,5 tout sourire !


La traversée de la route et la remontée du premier sentier va calmer tout le monde, la course débute ici...prendre un rythme de croisière en montée sans se mettre dans le rouge car la 2° partie sera plus "montagnarde" selon l'organisateur avec la redoutable ascension du Moucherotte.

Nous prenons  progressivement de la hauteur mais les sentiers sont assez doux en dénivellé et cela passe plutôt bien, la première bosse cotée à 1700 m arrive et avec elle, la vue qui s'ofrre à nous est magnifique malgré les brumes et les nuages de mauvais temps qui arrive doucement mais sûrement !


La descente sur Engins est rapide et je retrouve mes supporters au km 28, dans le centre d'Engins village et je suis encore bien en forme comme l'indique la photo !

 




Les choses sérieuses vont vraiment commencer à partir de la "bascule" vers le barrage d'Engins et cette 2° partie va vraiment confirmer les propos de l'organisateur avant le départ de la course !


Les passages étroits au coeur des gorges sont magnifiques mais il faut vraiment grimper désormais...et ce n'est que le début ! Le ravitaillement à St Nizier avant l'ascension du Moucherotte, 1000 m de dénivellé pour arriver à 1900m d'altitude. L'ascension est longue mais agréable, les sentiers sont escarpés mais c'est justement ce qui nous permet de gagner rapidement de la hauteur, au détriment des mollets !

La fatigue se fait désormais bien sentir maintenant et les derniers lacets avant le sommet sont difficiles, je me fais "doubler" par 1 puis 2 coureurs qui semblent bien meiux dérouler que moi, c'est dur de l'accepter !


Je suis 6° au sommet du Moucherotte mais je sais qu'à la descente qui commence maintenant avec quelques gouttes de pluie, je risque encore de me faire doubler car je descends très mal...Les rochers me gênent dans la descente et j'ai du mal à dérouler une bonne foulée, heureusement, on retrouve des chemins moins "caillouteux" au fur et à mesure de la descente, on retrouve les coureurs du trail qui redescendent du pic St Michel.


Descentes interminables, ça commence à tirer dans les cuisses, je me fais doubler par des coureurs mais tout est mélangé désormais, pas grave, je me dis que c'est un entrainement !

Puis la dernière bosse arrive et effectivement elle fait mal, je marche pour récupérer puis je trottine puis je marche à nouveau, heureusement le "sommet" arrive, je relance mais de plus en plus difficile surtout la descente dans un pré en pente très très raide...la route de l'arrivée maintenant, quelques hectomètres qui permettent de reprendre un peu de vitesse pour bien terminer, je passe la ligne en 4h55, 8° scratch et 4° VH1, dommage pour le podium...


J'avais tablé sur 5h / 5h30 et ma petite famille arrive alors que je suis arrivé depuis 10 minutes !

Ravito très copieux, dommage que la tireuse à bière soit en panne...arrivée de copains du club qui ont fait le trail et encore plus déçus que moi de la panne de bière, c'est ce qui les ont motivés pour terminer !!!


Retour à l'appart, le temps se dégrade franchement, c'est même un déluge dans l'après midi, nous l'avons échappé belle...Douche, déjeuner léger, sieste puis c'est le retour. 

Bilan : Course bien gérée mais il reste encore du chemin pour le TGV dans 1 mois, 73 km et 3800m de dénivellé, une autre histoire !!

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 09:50

Je n'aime pas habituellement enchainer 2 compétitions en 1 semaine (après Villemoirieu) mais les foulées ruymontoises proposaient un nouveau parcours cette année, un 18 km "typé trail" en parallèle du traditionnel 11 km alors...


D'autres raisons m'avaient également incité à y renoncer : "grand" repas de Pâques en famille la veille et départ pour un déplacement professionnel l'après midi même de la course !

Mais le Président du club de Ruy m'avait contacté dans la semaine, tous mes potes de Bourgoin y allaient également...De plus, on est très bien accueilli à Ruy et je connais beaucoup de monde au sein de ce club convivial alors je me suis laissé tenter !


Me voilà parti en compagnie de ma fille qui faisait la marche et de mon fils qui voulait m'accompagner en VTT, récup du dossard, échauffement sous une température fraiche et top départ !

Bien sûr le piège est de ne pas suivre ceux qui font le 11 km et lorsque je vois Stéphane Rabilloud partir avec un autre coureur sur un rythme d'enfer, je sais qu'il serait suicidaire de les suivre alors je les laisse filer même si le début de la course est en descente. Car la première bosse après le passage dans le centre du village va comme d'habitude calmer pas mal de coureurs, notamment ceux qui sont partis à fond !


Je monte à mon rythme et commence à doubler 1 puis 2 puis 3 coureurs, j'en avait compté 5 ou 6 devant moi au départ mais comme je ne sais pas qui fait le 11 km (à part les 2 "mobylettes" citées auparavant !), je ne me prends pas la tête. Mon fils m'accompagne en VTT à partir du sommet de la première côte en compagnie de mon frêre, histoire de faire glisser le repas de la veille ! Les kilomètres défilent et au point de séparation des 2 parcours, les signaleurs m'apprennent que je suis en tête du 18 km, bonne surprise !

 

Il ne me reste qu'à gérer mais il reste encore 10 km à courir, c'est long ! Les petites bosses s'enchainent, je suis un peu surpris de cette 2 ° partie de course où il y a beaucoup de route, dommage car j'aurais aimé continuer sur les sentiers... Cette 2 ° partie est de ce fait plus roulante et celui qui en a gardé sous les pieds peut envoyer la poudre et rattraper ceux qui s'étaient mis dans le rouge dans la 1 ° partie...Je décompte désormais les kilos qu'il me reste à courir, mes accompagnateurs "vététistes" m'encouragent, ça y est on bascule sur la dernière grande descente en goudron, à fond, personne derrière...J'arrive sur les hauteurs du stade, il reste encore à descendre le sentier en herbe, surtout ne pas se tordre une cheville ! Le tour du terrain pour finir ce 18 km et...700 m en 1h11'44", encouragé puis félicité par tous mes potes à l'arrivée, que du bonheur !

 


2 victoires en 8 jours, je n'osais même pas l'imaginer ! Certes, il n'y avait pas certains "cadors" qui me privent habituellement de cette 1° place mais les absents ont toujours tort !!

Et dire que j'ai failli faire parti de ces absents...J'arrose ma victoire avec les potes en attendant le podium...passage au stand photo "Photogone" pour immortaliser l'évènement, récup de la coupe sur le podium avec un YOP en prime (sponsor officiel cette année ??? tous les récompensés repartent avec le leur !!)

 



Podium scratch du 18 km


Retour à la maison, fatigué mais heureux, place à la récup maintenant, pas trop quand même, le trail du Malpassant c'est début mai, mais ça c'est une autre histoire !

Merci à tous les organisateurs et bénévoles pour cette belle matinée à Ruy...

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 09:43

La course des Foyesses à Villemoirieu est toujours l'occasion pour moi de me tester sur un parcours technique "typé trail", ceci dans un cadre magnifique sur les hauteurs du Nord Isère...en attendant les prochaines échéances trail de la saison...


Ayant terminé 3° l'année dernière, j'espérais pouvoir encore faire un podium, au moins dans ma catégorie (V1), mais de là à imaginer gagner la course !!Sourire

A peine arrivé sur le parking et je retrouve mes potes du groupe hors stade du CSBJ Athlétisme, nous sommes une jolie délégation pour cette course. La fraicheur nous surprend tous, c'est surtout le petit vent glacial qui va nous pousser à revoir notre habillement, j'opte pour un maillot à manches longues !

Récup du dossard, de la traditionnelle et délicieuse "Foyesse" (tarte au sucre), échauffement et nous voilà tous réunis sur la ligne  de départ avec les 2 courses qui partent en même temps (10 et 20km). Au total, 250 coureurs dont environ 140 sur le "trail" de 20 km qui est annoncé avec 750m de D+ (réel mesuré 650 m par mon GPS ...).



Départ assez rapide pour moi sur la petite boucle dans le village, mais bizarrement, personne ne suit le petit groupe de 3 coureurs qui se forme (et dont je fais parti) au pied de la première difficulté , je constate même en regardant les dossards de mes 2 compagnons d'échappée qu'ils sont aussi sur le 20 km !

La première bosse calme tout le monde et tout en ralentissant pendant cette première difficulté, je me retrouve en tête avec 1 seule coureur qui me talonne, on enchaine les descentes et les montées dans les bois, le terrain est parfait, pas de boue et la température est idale pour courir ! Je creuse progressivement l'écart avec mon poursuivant même si je n'ai pas vraiment l'impression d'aller très vite, surtout dans les montées...

Séparation des 2 parcours vers le 6 ° kilo (je crois), il n'y aura jamais eu un seul coureur devant nous, pas rapides les coureurs du 10 !!

Parcours parfaitement fléché, je surprend cependant le 2 ° poste de raviltaillement qui a juste le temps de me verser un verre d'eau, il n'avait pas encore eu le réflexe de les préparer ! La dernière montée se profile, la fatigue se fait sentir mais la pesrpective d'une victoire qui se profile me relance et me donne même des ailes sur les 500 derniers mètres en goudron, que du BONHEUR !

 




La victoire en 1h24'58, je n'ai certes pas battu le record de l'an dernier (!) ni même mon propre temps mais peu importe, je suis super heureux de finir sur le podium alors que je passe V2 dans ...3 ans !

J'encourage mes potes qui arrivent progressivement, on boit une bonne mousse (artisanale) en attendant la remise des récompenses, celle-ci ne se fait pas trop attendre et après la course des enfants et le 10 km, podium du 20 km ou m'accompagnent 2 coureurs de Morestel (licenciés au CSBJ Athlé également)




Pas mal de potes du groupe hors stade seront récompensés, les podiums V1 Hommes et Femmes ressemblent étonnament à ceux des scratchs  (les vieux ont encore la santé!). Emilie, la première du scratch féminin fêtera son anniversaire de la plus belle manière, et ce n'est pas un poisson d'avril !!

 




Pour terminer, félicitations et remerciements aux organisateurs et à tous les bénévoles pour cette manifestation qui est parfaitement organisée. Il est vrai que le club des coureurs de Villemoirieu connait parfaitement les attentes des coureurs grâce à leur présence sur bon nombre de  courses et c'est tout à leur honneur...

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:47

En regardant le profil de la course, on y réfléchit à 2 fois...

 

Je souhaitais participer à cette course depuis pas mal d'années car elle fait toujours parler beaucoup d'elle et je comprends désormais pourquoi, outre le parcours qui est très valloné mais magnifique (530m D+ cumulé), l'organisation est très bien rodée et l'accueil au top.

Me voilà donc au départ en compagnie de Didier Veyet qui espère terminer sur le podium car selon lui, certains favoris ne sont pas là...Il y a tout de même du beau monde avec Cedric Jacquet et Mohamed Lantri !

Pour ma part, si je peux accrocher le podium Vétéran ce serait déjà bien mais la chaleur m'inquiète un peu car mes 2 courses précédentes avaient été courues sous des températures largement négatives (dont la dernière, le trail givré sous -12°C !). D'autant plus inquiet que j'apprends qu'il n'y a qu'un seul ravito sur le 18,5 km, un peu juste !

La première rampe ne se fait pas attendre, à peine 200m de course et nous voilà à grimper sur la 1° bosse, j'en avait compté au moins 7 sur le profil...je reste au contact avec Cédric Jacquet et laisse filer Didier, il part toujours trop vite !!

Nous le doublons sur la 2° rampe et alors que se profile le 6° km, Mohamed Lantri nous rejoint et va durcir la course avec Jacquet, je ne peux pas les suivre et les laisse donc filer. Je vais faire la course seul car derrière, les écarts se sont déjà creusés, je vois bien un coureur derrière moi mais il semble souffrir autant que moi de cette succession de bosses.

J'enchaine tant bien que mal les rampes, les passages dans les bois sont magnifiques mais techniques, heureusement que les sols ont eu le temps de sécher, il y a bien ça et là quelques passages boueux mais rien de méchant.

Les sommets des côtes nous font découvrir les paysages sous un soleil généreux mais cela ne dure pas longtemps, il faut déjà descendre...pour mieux remonter !

Je souffre de la chaleur et le ravitaillement me fait du bien, il y aura quelques points d'eau sur le parcours et heureusement car j'ai vraiment chaud.

Les kilomètres s'enchainent, le dénivellé aussi, la fatigue est là, je suis toujours 3°, je me met à croire au podium scratch !! Les 2 premiers sont déjà très loin devant et le coureur derrière moi semble loin...cela me donne du courage pour terminer et passer la ligne d'arrivée en 3° position !

Je suis super content mais aussi "super fatigué", j'ai puisé dans les réserves pour terminer et je le sens bien. Un bon ravito, une douche chaude très appréciée, un passage au podium (des produits régionaux, ça change d'une coupe), la 10 ° édition aura été un succès. 

Mon pote Didier finira 12° scratch, un peu déçu de son classement mais son départ un peu rapide sans doute et la longueur du parcours...

Course très bien organisée je le répète, exigeante au niveau du parcours mais les paysages et les sentiers empruntés valent le détour.

Place à la récupération maintenant.

Thierry

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 20:52

Dimanche 5 février, 6h du matin, je me prépare pour participer à un trail qui n'aura jamais porté aussi bien son nom : "le trail givré" dont le départ sera donné à 9h15...Rien d'extraordinaire jusque là sauf qu'en jetant un coup d'oeil sur le thermomètre extérieur, je lis - 19 °C !

 Tant pis je suis inscrit, après tout j'habite à 620 m d'altitude, Montanay se situant entre Lyon et Villefranche (pour ceux qui comme moi ne connaissaient pas), il y fera peut-être moins froid là-bas...En effet, en arrivant, il fait bien meilleur...-12°C !!!

Récupération du dossard, échauffement avec 3 couches, le bonnet, le tour de tête, le buf pour protéger le visage (à la "bandit") et nous voilà sur la ligne de départ...et avec moi, il y 800 autres "frapadingues givrés" qui vont courir l'équivalent d'un semi-marathon dans les sentiers et les bois avec un dénivellé positif cumulé de 450 m ! On rajoute 200 coureurs qui ne feront "que" 9 km et nous sommes plus de 1000 à braver ces conditions de courses assez extrêmes, ceci malgré le soleil...

Cette 1° épreuve du TTN court (Trail Tour National)  explique en partie le nombre de participants et surtout la qualité du plateau : présence de Dominique Chauvelier, champion de France de marathon à plusieurs reprises, et les meilleurs spécialistes sur trails sont au départ, ça va envoyer !

Départ commun des 2 courses et effectivement, cela part très vite malgré la présence de nombreuses plaques de verglas sur le 1° sentier emprunté ! Je ne m'emballe pas, je me cale sur une allure correcte car je sais que la course sera plus difficile sur sa 2° partie. Le froid me gêne surtout au niveau du visage, je garde mon buf sur le visage, il me tient chaud, mais il m'empêche de ventiler correctement...

6° kilomètre, les 2 parcours se séparent, je pense que la plupart des coureurs devant moi vont bifurquer sur le 9 km et bien pas du tout ! J'en vois bien 1 qui a pris le parcours du 9 mais tous les autres sont sur le 21 km, le niveau est donc très relevé !

Les premières pentes nous font ralentir et certains coureurs commencent à accuser le coup, je voudrais les doubler mais le parcours m'empêche de le faire , il n'y a pas la place ! Entre la "monotrace" de la 1° montée et le sentier qui serpente dans les bois, pas facile de doubler...J'en profite pour apprécier le parcours, le passage dans les bois est magnifique, ça y est je peux passer, j'entame alors une remontée progressive de coureurs, nous sommes au 10° km, je suis dans les 40 permiers et je me sens bien à part ce froid qui me pique le visage à chaque fois que j'enlève mon buf pour respirer !

Au ravito, je me risque à prendre un verre d'eau pour faire glisser le gel ( que j'ai eu toutes les peines du monde à faire sortir de son tube, figé par le froid !), j'avale cette eau qui va me glacer tout l'intérieur, on sent bien le "parcours" du liquide dans le corps, une horreur ! 

Les montées et les descentes se succèdent, usant un peu plus mes adversaires du jour, je remonte un groupe qui va par la suite se disloquer, je suis dans les 30, je continue sur un bon rythme...la foulée des monts d'or courue 2 semaines plus tôt me sert bien (25 km sur route avec 500 m de dénivellé), encore un groupe, on arrive dans les derniers kilos, il faut tenir, une ultime montée qui fait mal à tout le monde, courage, le 21° kilo est là mais il reste encore 400m !! Je passe la ligne en 1h25'22", fatigué mais content de la course, je suis finalement 20° scratch et....4° V1, raté le podium !  Tant pis, les 3 autres V1 sont à + de 3 minutes et Chauveleir m'a mis presque 2 minutes, pas mal pour un V2 !

Super ravitaillement au chaud, très bonne ambiance, une douche presque froide, j'aurais dû y aller plus tôt car les premiers avaient eu de l'eau chaude...Les arrivées se succèdent et tout le monde arrivé "givré" mais tellement heureux d'en avoir terminé !

Retour au bercail avec mes potes du club qui se sont également bien défendu sauf Lolo qui n'était pas bien et qui avait eu la mauvaise idée de prendre un camelback rempli d'eau (chaude pourtant !), ce qui ne l'a pas empêché de geler dès les premiers kilomètres !

Place à la récup...


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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 19:21

"15 ans que je lui demande de venir la faire cette course, il est

 

enfin venu et il a vaincu ! "

 

Voilà comment l'animateur de la Foulée des monts d'or m'a accueilli sur la ligne d'arrivée après 1h39'47" de course...

 

L'animateur, c'est mon pote de lycée, Bertrand, qui anime la course depuis ses débuts et qui me "tanne" pour que je vienne faire cette fameuse foulée des Monts d'or dont j'entends parler depuis si longtemps...

Il s'agit de relier toutes les communes des Monts d'Or avec la particularité de changer de commune de départ chaque année, et bien cette année, comme je ne courais pas les cross, je me dis pourquoi pas ? 

Je viens avec des copains du club (CSBJ), un couple  qui fait la course en relais (15+10 km), nous arrivons 1h avant le départ, retrait des dossards, discussion avec d'autres coureurs du club, échauffement sous un ciel menaçant et c'est parti !

Nous avons été tout de suite été mis au parfum sur la réputation de cette course : des montagnes russes ces Monts d'or !

Au départ de St Germain, la plus grosse difficulté ne s'est pas fait attendre : après 1 km, direction Poleymieux, 2 bosses successives nous ont déjà fait avaler 300 m de dénivellé, le tout sur 5 km seulement !

Une fois arrivés au "sommet", descente sur St Didier puis on enchaine les différents "mamelons" qui nous conduiront au 15° kilomètre, passation des relais mais pour moi (et les 595 autres !), c'est la poursuite vers les autres villages se terminant par "au mont d'or", St Romain, Couzon, Curis et les montées/descentes s'enchainent jusqu'à l'arrivée ! Les jambes sont lourdes mais je garde tout de même un bon rythme, je finis avec un "jeune" senior après avoir rattrappé des coureurs usés, nous nous tirons une bonne bourre jusqu'à l'arrivée, OUF c'est finit !

La bonne surprise pour moi fut de voir le classement final, 1° Vétéran et 7° scratch ! Pour une première, qui plus est sur un parcours aussi exigeant, je suis ravi !   

Etirements, ravitaillement hyper copieux avec une sublime soupe de potiron, un groupe samba qui a mis de l'ambiance à l'arrivée puis attente des remises de récompenses...toujours long!!  Certains orateurs comprennent les coureurs en réduisant leur discours au minimum, d'autres beaucoup moins, seule petite ombre au tableau !

 

 

 Au milieu des organisateurs (mon pote Bertrand à ma droite)


Nous repartons sous une pluie battante, quelle chance nous avons eu ce matin !
Conclusion : Superbe course mais difficile car en plus d'être assez longue, le dénivellé et sa position au calendrier (3° dimanche de janvier) nécessite d'avoir de l'entrainement en côtes et d'avoir bien digéré les "écarts" des fêtes de fin d'année, à bon entendeur...

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 21:52

Epilogue de 2 mois de préparation, le marathon des Alpes Maritimes est mon 16° marathon, dont le départ est donné sur la promenade des anglais à Nice et l'arrivée jugée sur la croisette à Cannes...Déjà couru en 2008 lors de sa toute première édition, je voulais revenir et partager avec mes potes du club ces paysages sublimes d'un marathon qui se court pratiquement de bout en bout au bord de la mer...

 

Samedi 19 novembre, départ 7h30 de Bourgoin en car, nous sommes environ 35 à faire le déplacement dont 20 coureurs engagés sur le marathon et 6 pour faire le relais, tous membre du CSBJ Athlétisme et coureurs "hors stade".

Arrivés à Nice vers 15h, nous passons récupérer nos dossards puis après quelques photos vers la promenade des anglais, direction Cannes où notre hotel avait été retenu non loin de la gare et de la Croisette (merci Cathy...)

 

 

groupe CSBJ nice 021 - Copie

                                                                Le groupe sur la Promenade des anglais à Nice

 

 

 Je n'ai pas couru depuis mercredi, j'ai besoin de me dégourdir les jambes avant demain, je décide donc de faire un petit footing sur la croisette avant d'aller manger un bon plat de pâtes ce soir...il ne fait pas froid mais le vent est bien présent en ce début de soirée, pourvu qu'il ne soit pas trop fort demain !

Retour à l'hotel, une douche et nous voilà tous réunis dans une "pizzéria/spaghetéria" où nous mangeons une bonne quantité (et qualité) de pâtes, carburant essentiel pour nos efforts à venir...Sauce et assaisonnement un peu trop prononcé, ce qui aura des répercussions pendant le marathon...

Après les derniers préparatifs, au lit pour une nuit très courte, entrecoupée par de nombreux réveils, classique la veille d'un marathon (pour moi en tout cas).

Debout 5h15, je mange péniblement le 1/2 gateau énergétique (digestion bloquée) puis nous retrouvons tous pour prendre le train de 6h10 à Cannes, direction Nice.

Le temps de poser les sacs à la consigne, de voir un superbe lever de soleil sur la mer pendant l'échauffement et me voilà positionné dans le sas des 3h faute d'avoir pu obtenir un dossard préférentiel, n'ayant pas fait de marathon en 2010 et 2011...Tout le gratin des coureurs est ici, championnat de France de marathon oblige ! Départ à 8h, je suis un peu englué dans un peloton compact, le premier kilo me prendra 4'05 au lieu des 3'50 que je me suis fixé pour faire 2h42 au final.

Je sais que ce n'est pas grave car le premier semi est hyper roulant, j'aurai largement le temps de combler ce léger retard mais attention à l'euphorie car la 2° partie est nettement plus difficile ! Je passe les 10 km en 38'12 (8" d'avance par rapport à mon temps théorique), je profite des paysages magnifiques du bord de mer avec un soleil omniprésent, je ressens cependant une douleur abdominale qui s'amplifie au fil des kilomètres...Ce que je craignais se confirme (maudite sauce !), je dois impérativement m'arréter pour "évacuer" et faire disparaitre cette douleur qui me tort le ventre maintenant ! 19° kilomètre, je décide de le faire, j'en profite pour remonter mon booster et me voilà reparti, j'ai perdu 1 minute mais ma douleur a disparu, quel bonheur !

Passage au semi en 1h21'19, j'ai pris du retard mais rien de grave, je continue sur mon rythme, je sais que le plus difficile est à venir...Je profite encore du paysage mais voilà que les premières bosses se profilent, le Cap d'antibes approche et le 28° kilomètre m'oblige a ralentir l'allure pour "grimper" la côte !! je n'ose même pas regarder le temps que j'ai mis au kilo...Le Cap d'Antibes me permet de profiter des Alpes du Sud enneigées surplombant Nice, le pracours valloné et le vent qui souffle me rappelle à l'ordre, d'autant plus que les jambes commencent à être lourdes ! Le 30° kilomètre passé en 1h55'42, j'ai 42" de retard sur mes prévisions, je sais que c'est maintenant que la course commence vraiment, une course contre soi même, la difficulté psychologique venant s'ajouter à la souffrance physique.

Au 34° kilomètre, Gérard m'attend pour faire un bout de course avec moi, nous avions fait quelques courses ensemble où on s'étaient "tirés la bourre" , notamment au marathon d'Annecy en 2009, il m'encourage et on discute de ses potes qui sont devant et d'autres qui arrivent , me prend même en photo (!! trop fort Gégé !!), il me laisse en haut de la côte du 36° kilo. En courreur expérimenté, il avait bien choisi l'emplacement pour nous aider, merci Gérard !!!

Ses encouragements ont payé, me voici "reparti" pour les 6 derniers kilomètres, je me sens de mieux en mieux même si mes muscles se raidissent, je termine à 3'45 de moyenne au kilo (16km/h), je double pas mal de coureurs et c'est vraiment bon pour le moral !

J'arrive au 40° kilomètre où j'aperçois ma femme Isabelle avec sa copine Christine qui m'encouragent, petite photo au passage et je poursuis ma remontée sur d'autres coureurs qui ont bien du mal à terminer...

 

Au-40--kilometre.JPG

 

 

Je passe sur la ligne d'arrivée en 2h42'28", je suis super content de mon temps mais aussi de ma fin de course...Au classement, je suis 80°/7093 scratch et 23°V1H.

 

Je dédie ce marathon à Dominique, mon pote de jeunesse qui a disparu la semaine dernière, emporté par un cancer à seulement 43 ans...

 

 

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